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Fuir l’Ukraine en tant qu’étranger : un Manitobain critique les autorités africaines

Des personnes entassés à côté d'un autobus.

Plusieurs ressortissants africains accusent les agents frontaliers en Ukraine de discrimination.

Photo : afp via getty images / WOJTEK RADWANSKI

Un Manitobain d’origine camerounaise qui a vécu en Ukraine pendant près d’une dizaine d’années dénonce l’inaction des autorités africaines à venir en aide aux ressortissants africains qui tentent de fuir ce pays en guerre.

L’ancien étudiant à l’Université d’aviation civile de Kiev Romaric Egbenchong vit au Manitoba. Cependant, il était toujours en contact avec son enfant et la mère de ce dernier, restés en Ukraine, jusqu’au début de l’invasion russe.

Fort heureusement, sa famille a pu quitter le pays en avion dès les premiers bombardements dans la capitale ukrainienne.

Un homme qui sourit.

Romaric Egbenchong a vécu en Ukraine entre 2008 et 2019. Il a été étudiant et a commencé sa carrière professionnelle là-bas.

Photo : Soumise par Romaric Egbenchong

Il déplore le silence et la lenteur des autorités africaines en observant les difficultés rencontrées par d'autres Africains qui veulent quitter l'Ukraine, à l’instar de Martin Luter Donlemo.

Ce dernier a vécu un long calvaire avec sa famille en tentant de fuir à bord d’un autobus en direction de Prague, la capitale de la République tchèque. Martin Luter Donlemo décrit un voyage long et stressant.

Il a d’abord essayé, sans succès, de traverser la localité de Lviv, à la frontière entre la Pologne et l’Ukraine. Dans cette ville de l’ouest de l’Ukraine régnaient, selon lui, le chaos et l’incompréhension.

Un autre de ses amis, Emery Moukala, d’origine congolaise, dénonce un traitement de prisonnier alors qu’il est coincé avec des dizaines d’autres personnes dans un gymnase à la frontière entre la Hongrie et l’Ukraine, raconte-t-il dans une entrevue sur vidéo WhatsApp.

L’Union africaine blâmée

Le Manitobain Romaric Egbenchong explique que les ressortissants africains ne se sentent pas soutenus et en appelle clairement à l'Union africaine.

Mais je vais pointer du doigt l'Union africaine. Pourquoi? Parce qu'il est inadmissible que dans un pays comme l'Ukraine, où nous avons plus de 20 000 étudiants originaires de l'Afrique […], nous n'avons pas un seul représentant de l'Union africaine sur le territoire pour gérer tout ça.

Pour pallier le vide, des associations de ressortissants africains vivant dans les pays limitrophes, comme en Pologne, organisent des initiatives de secours sur place.

Dans un communiqué de presse envoyé jeudi, l'Association des communautés africaines du Manitoba (ACOMI) exhorte l'Union africaine, l'Union européenne, le gouvernement canadien et les Nations Unies à mener des enquêtes sur les allégations de racisme et de discrimination aux frontières ukrainiennes et dans les pays limitrophes.

L'Association demande aussi d'assurer un passage sécuritaire pour toute personne qui tente de fuir la guerre en Ukraine, quels que soient son pays d'origine ou sa religion.

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