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Fourchette bleue dévoile sa liste d’espèces à valoriser en 2022

Un hémitriptère atlantique posé sur des roches.

L'hémitriptère atlantique, aussi surnommé crapaud de mer, fait partie de la liste 2022 dressée par Fourchette bleue.

Photo : Gracieuseté d'Exploramer

Radio-Canada

Fourchette bleue a récemment dévoilé sa traditionnelle liste des espèces marines du Saint-Laurent à valoriser : celle de 2022 en compte 47, dont le concombre de mer, officiellement de retour.

La directrice générale du musée scientifique Exploramer, à l’origine de la certification Fourchette bleue, explique que son équipe reprend notamment les évaluations des stocks menées par différents ministères afin d'élaborer sa compilation.

C’est à partir de ça, des techniques de pêche et des coups de pouce dont l’espèce pourrait avoir besoin qu’on établit la liste chaque année, explique Sandra Gauthier.

Sandra Gauthier, directrice d'Exploramer

La directrice d’Exploramer et fondatrice de la certification Fourchette bleue, Sandra Gauthier (archives)

Photo : Radio-Canada

Pour la Gaspésienne, le retour du concombre de mer sur cette liste est l’un des faits marquants de l’édition de 2022. J’en suis particulièrement fière, a-t-elle lancé, en entrevue à Bon pied, bonne heure.

On l’avait mis sur la toute première année de la liste Fourchette bleue, en 2009. On l’avait retiré, parce que des scientifiques nous avaient dit qu’ils n’étaient pas certains de sa capacité de se reproduire, par rapport à ce qui est pêché, explique celle qui est à l'origine de la certification.

Les concombres de mer viennent d'être pêchés.

Au Québec, la pêche au concombre de mer a encore un statut exploratoire.

Photo : Gracieuseté de l'AGHAMM

Les plus récentes données démontrent toutefois que la capacité de reproduction des concombres de mer est en mesure de combler les prises effectuées.

Le capelan, le poulamon et le grenadier du grand banc font désormais partie de la liste. La grande argentine et la myxine en sont quant à elles retirées.

Des dizaines de capelans ayant sauté hors de l'eau.

Le capelan pendant la fraie (archives)

Photo : Getty Images / Florence McGinn

Sandra Gauthier explique qu’une baisse des ressources ou un manque de données scientifiques peuvent mener à un retrait pour ne pas mettre une espèce en danger. On préfère la sécurité, note Sandra Gauthier.

Pour diversifier la consommation

En plus de guider les consommateurs vers des produits issus de pêcheries responsables, Sandra Gauthier explique que la liste diffusée par Fourchette bleue permet aussi de diversifier les produits marins qu'ils mettent dans leur assiette.

Beaucoup de ces espèces ne sont pas des espèces ciblées commercialement, mais sont plutôt des prises accessoires, que l’on peut acheter à l’occasion. Certaines peuvent être pêchées en pêche sportive.

Une citation de Sandra Gauthier, directrice générale du musée scientifique Exploramer

Mme Gauthier cite à cet effet la tanche-tautogue, qui peut être capturée dans la baie des Chaleurs ou dans le secteur de Gaspé. Ce sont des petits poissons intéressants, estime Mme Gauthier.

Une tanche-tautoge nage dans l'eau

La tanche-tautogue, une espèce à découvrir selon Fourchette Bleue

Photo : Gracieuseté d'Exploramer

Selon elle, il est possible de consommer la tanche-tautogue plutôt que de la remettre à l'eau ou de la gaspiller. Ça permet aussi au pêcheur de rentabiliser sa pêche et de moins pêcher d’autres espèces qui sont plus ciblées.

Les chefs cuisiniers, les gourmets et les gourmands constituent le principal public cible de la liste élaborée par Fourchette bleue. Selon la directrice d’Exploramer, cette compilation suscite un vif intérêt.

On reçoit des messages tous les jours sur les réseaux sociaux ou sur les adresses courriel d’Exploramer.

Une citation de Sandra Gauthier, directrice générale d'Exploramer

La gestionnaire mentionne que certaines espèces gagnent à être connues, notamment le grenadier  du grand banc, souvent capturé par les crevettiers. Ça peut être intéressant d’apprendre à la connaître, de le ramener [à quai] et de le valoriser, note-t-elle, soulignant qu’il a déjà été servi dans des restaurants Bas-Saint-Laurent.

Un logo « Fourchette bleue » sur un crabe.

Certains logos peuvent aider les consommateurs à identifier les poissons qui ont été pêchés de façon durable.

Photo : Radio-Canada

Sandra Gauthier souligne par ailleurs le succès qu'a remporté le premier Salon Fourchette bleue. Cette dernière mentionne que les affaires ont été encore meilleures qu’espéré entre les participants.

Des kiosques du salon Fourchette bleue et des personnes qui se parlent.

Le Salon Fourchette bleue s’est déroulé à Rivière-du-Loup les 22 et 23 février.

Photo : Radio-Canada

Selon Exploramer, les demandes de certification Fourchette bleue ont d’ailleurs augmenté depuis la tenue de cet événement.

Plus de 100 établissements, notamment des restaurants et des poissonneries, en sont membres actuellement. Ils s’engagent à offrir au moins deux des espèces listées dans leur menu ou dans leur comptoir de vente.

Avec les informations de Catherine Poisson

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