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Première rentrée législative depuis l’élection du nouveau gouvernement du Nunavut

L'intérieur de la Chambre de l'Assemblée législative.

Les ministres et les députés du Nunavut sont réunis à l’Assemblée législative pour la session d’hiver, qui s'échelonnera du 7 au 22 mars.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Pour la première fois depuis l’élection territoriale, les ministres et les députés du Nunavut sont réunis à l’Assemblée législative, lundi, pour amorcer la session d’hiver. Alors que plusieurs d’entre eux font leur début sur la scène politique, ils devront notamment s’entendre sur un énoncé de mandat qui établira la direction de leur gouvernement.

Les travaux, qui auront lieu en personne, dureront un peu plus de deux semaines et prendront fin le 22 mars. Durant cette période, un président du caucus des députés ordinaires sera désigné, et quatre projets de loi seront déposés en Chambre.

Ce sera intéressant, promet le leader parlementaire du gouvernement, Lorne Kusugak, en soulignant que cette session sera une première expérience législative pour de nouveaux venus au sein du gouvernement.

La moitié du Cabinet est [formé] de nouveaux membres, tandis que les anciens membres se sont vu confier de nouveaux portefeuilles, dit-il.

Au mois de décembre, le caucus de l’ensemble des députés de l’Assemblée législative et les représentants des organisations inuit du Nunavut se font réunis à Cambridge Bay, dans l’ouest du territoire, pour identifier les questions prioritaires à inclure dans l’énoncé de mandat.

Les cinq priorités identifiées pour l’énoncé de mandat :

  • mettre en place une stratégie globale sur les soins aux aînés;

  • investir davantage en éducation;

  • renforcer les services en santé, en santé mentale et en traitement des dépendances;

  • élargir l'offre de logement;

  • diversifier l’économie.

La question des soins aux aînés suscite de nombreuses inquiétudes aux quatre coins du territoire. Au cours des derniers mois, bon nombre de Nunavummiut ont élevé leur voix pour presser le gouvernement du Nunavut de soutenir davantage les aînés et d'éviter de les transférer dans le sud du pays.

Une vingtaine de personnes sont rassemblées près de l’Assemblée législative du Nunavut lors d'une manifestation silencieuse.

Le 4 février, des Iqalummiut se sont rassemblés devant l’Assemblée législative pendant une dizaine de minutes à l’occasion d’une manifestation silencieuse en soutien à Raymond Ningeocheak, un aîné inuk qui résidait au foyer Embassy West d'Ottawa, dont la famille avait lancé une campagne de sociofinancement pour le rapatrier au Nunavut.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Quatre projets de loi au programme

Le chef du gouvernement explique que les quatre projets de loi déposés viseront à répondre à des besoins financiers urgents, puisque le budget de l’année fiscale 2021-2022 prend fin à la fin du mois de mars.

Nous avons besoin de l’accord de l’Assemblée pour les dépenses faites après le 1er avril 2022, souligne Lorne Kusugak. Le projet de loi de 2022-2023 sur les crédits provisoires permettra ainsi d’établir les dépenses encourues d’ici au prochain budget, qui sera déposé durant la session de printemps, au mois de mai.

Le ministre des Finances demandera suffisamment d'argent, soit environ 540 millions de dollars, pour que les ministères puissent continuer à servir le Nunavut jusqu'à la fin de juin 2022, précise-t-il.

Dans un second projet de loi, il sera aussi question de valider l’octroi d’un montant de plus de 200 millions de dollars pour poursuivre les travaux en immobilisations et commencer de nouveaux projets d’infrastructures, comme le centre de soins de longue durée de Rankin Inlet.

Lorne Kusugak lors d'une allocution durant une session législative, en 2021.

Lorne Kusugak était membre du conseil exécutif au sein du précédent gouvernement. Il est à nouveau leader parlementaire du gouvernement, en plus d'occuper le poste de ministre du Développement économique et des Transports, entre autres.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

De grandes attentes pour les députés ordinaires

Le député de la circonscription Iqaluit-Tasiluk et ancien ministre George Hickes assure que ses attentes seront très élevées pour cette rentrée législative.

Je pense que le Cabinet a eu un laps de temps sans précédent pour se préparer pour cette première session, soutient-il.

George Hickes a été ministre territorial des Finances, de la Santé, de la Justice et ministre responsable de la Société d’habitation du Nunavut. Il a ainsi fait partie du Cabinet de ministres pendant un peu plus de cinq ans, mais il n’a pas pu obtenir un siège au Conseil exécutif lorsque le nouveau gouvernement a été formé.

George Hickes lors d'une allocution en Chambre à l'Assemblée législative du Nunavut, en 2021.

George Hickes est député de la circonscription Iqaluit-Tasiluk et ne fait plus partie du conseil exécutif. Cette image le montre lors d'une allocution en Chambre à l'Assemblée législative du Nunavut, en 2021.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

« Être au sein du Cabinet, voir comment les décisions sont prises et comment l’information est filtrée ou divulguée est un grand atout que je peux maintenant apporter à la table. »

— Une citation de  George Hickes, député de la circonscription Iqaluit-Tasiluk et ex-ministre

L’ancien premier ministre du Nunavut Joe Savikataaq est, lui aussi, passé au rang des députés ordinaires. Je n’aurai plus qu’à poser des questions et le gouvernement devra y répondre avec une solution, dit-il.

Il croit également son expérience lui donne une longueur d’avance, puisqu’il connaît les rouages du gouvernement. C’est sans aucun doute un avantage d’avoir été au Cabinet et de redevenir un député ordinaire, croit-il.

Il espère que le logement, les soins aux aînés et la prévention du suicide feront partie de l’énoncé de mandat.

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