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La demande de gaz non russe pousse Peridea à repenser son projet de GNL en N.-É.

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Le projet Goldboro prévoit le transport de gaz naturel de l’Alberta vers la Nouvelle-Écosse.

Photo :  courtoisie / Facebook/Pieridae Energy

Radio-Canada

L'entreprise qui a abandonné l'été dernier son projet d'installation terrestre d'un terminal de gaz naturel liquéfié dans le comté de Guysborough, en Nouvelle-Écosse, envisage une autre option face à la demande européenne de gaz provenant de sources autres que la Russie.

L'été dernier, le PDG de Pieridae Energy, basée à Calgary, a annoncé qu'un projet de gaz naturel liquéfié de 13 milliards $ à Goldboro, en Nouvelle-Écosse, n’irait pas de l’avant à cause des coûts et des problèmes de financement.

Par contre, alors que les pays sanctionnent et cherchent à isoler la Russie en réponse à sa guerre contre l'Ukraine, l'intérêt pour l'approvisionnement en gaz ailleurs a bondi.

Le porte-parole de Pieridae, James Millar, dit que le conseil d'administration de la société avait décidé l'été dernier de garder ses options ouvertes après s'être éloigné du projet proposé de Goldboro. Le conseil a depuis tourné son attention vers une installation flottante de GNL. James Millar dit que la société songe à louer un navire.

En janvier, alors que les tensions augmentaient autour de l'Ukraine, James Millar raconte que des gens appelaient pour connaître l'état du projet et la rapidité avec laquelle il pourrait être prêt.

Le projet a le potentiel de fournir du gaz naturel à l'étranger pendant 20 à 30 ans. Ce qui pourrait aider l’Europe à ne plus dépendre uniquement du gaz naturel russe.

James Millar note aussi que les prix sont à la hausse, bien au-dessus du prix d'équilibre de l'ancien projet de 8,50 $, et que les clients potentiels sont prêts à signer des accords d'approvisionnement à long terme.

Plus de camp de travail

Le projet terrestre a échoué en partie parce que le gouvernement fédéral n'a pas consenti un investissement de près d'un milliard de dollars. La société a toujours besoin d'un partenaire financier, mais Pieridae se concentre sur le secteur privé pour trouver ce soutien.

La portée d'un projet utilisant une barge flottante serait sensiblement différente du concept original.

Un camp de travail de 5000 personnes ne serait plus nécessaire. La construction comprendrait une jetée et un embranchement de tuyau pour relier le navire au pipeline des Maritimes et du Nord-Est.

Le gaz serait refroidi à bord de l'installation flottante et transféré aux pétroliers qui viendraient à quai. La barge produirait environ 400 millions de pieds cubes de gaz chaque jour, soit environ la moitié de ce que le site terrestre aurait produit.

Les émissions seraient également moindres en utilisant une barge. James Millar estime que le navire produirait environ 400 000 tonnes de gaz à effet de serre chaque année, une baisse par rapport aux 3 millions de tonnes estimées pour le site terrestre.

Même avec des émissions plus faibles, le projet risque de se heurter à l'opposition de personnes préoccupées par ce que ça voudrait dire pour les efforts de la Nouvelle-Écosse pour atteindre de nouveaux objectifs de réduction des gaz à effet de serre d'ici 2030.

James Millar dit que l'entreprise aurait besoin de comprendre comment elle peut fonctionner avec le système de plafonnement et d'échange de la Nouvelle-Écosse.

Pieridae avance l'idée que le projet pourrait être considéré comme carboneutre en tenant compte d'une installation de capture et de stockage du carbone que l’entreprise prévoit installer en Alberta.

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Les responsables de Pieridae Energy, basée à Calgary, affirment que le projet d'un terminal GNL terrestre à Goldboro, en Nouvelle-Écosse, a été transformé en un projet d’installation sur une barge flottante.

Photo : Gracieuseté : Pieridae Energy

Même encore, l'entreprise aurait besoin de modifications des approbations existantes qu'elle a du gouvernement. Un porte-parole du ministère de l'Environnement de la Nouvelle-Écosse rappelle qu'une entreprise disposant d'une évaluation environnementale approuvée qui souhaite modifier le projet ou en proposer un autre est tenue de soumettre une description de projet avant que la suite des choses soit déterminée.

La municipalité est en faveur

Lors d'une réunion mercredi, le conseil municipal de Guysborough a adopté une motion approuvant la nouvelle proposition de Pieridae.

Je pense que c'est un bon projet, croit le directeur Vernon Pitts. Je pensais que c'était un bon projet quand il a été proposé pour la première fois et je pense que c'est un bon projet aujourd'hui.

Il dit qu'il espère que le retrait du camp de travail, qui était une source de préoccupation particulière pour certains chefs et groupes mi'kmaw, pourrait mener à moins d'opposition.

Et même si le nouveau projet n’a pas la même envergure, Vernon Pitts pense qu'il reste beaucoup de gains économiques potentiels pour la municipalité.

Avec les informations de Michael Gorman de CBC

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