•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le site de Stonehenge servait bel et bien de calendrier solaire

Chargement de l’image

Le site de Stonehenge, en Angleterre

Photo : AFP/Leon Neal

Radio-Canada

Stonehenge servait bel et bien de calendrier solaire et son fonctionnement est maintenant expliqué, affirment le Pr Timothy Darvill et ses collègues de l’Université de Bournemouth.

Dans une étude publiée dans la revue Antiquity (Nouvelle fenêtre) (en anglais), l’équipe britannique montre, grâce à de nouvelles découvertes réalisées sur le site mégalithique et l'analyse d'autres systèmes de calendrier anciens, comment le calendrier fonctionnait.

« La découverte d'un calendrier solaire représenté dans l'architecture de Stonehenge ouvre une toute nouvelle perspective sur le monument comme un lieu de vie. Un lieu où le calendrier des cérémonies et des festivals était lié au tissu même de l'Univers et aux mouvements célestes dans les cieux. »

— Une citation de  Timothy Darvill

Stonehenge est un monument composé d'un ensemble de structures circulaires concentriques, érigées durant l'âge du bronze. Il est situé à treize kilomètres au nord de la ville de Salisbury située dans le Wiltshire en Angleterre.

L’alignement solsticial de Stonehenge est associé à un calendrier depuis les recherches archéologiques menées par William Stukeley au 18e siècle. Cette disposition est particulièrement mise en évidence lors des solstices d'hiver et d'été, lorsque les rayons du soleil sont encadrés par les mêmes pierres à chaque fois.

Les récentes découvertes indiquent que le site était un calendrier basé sur une année solaire tropicale de 365,25 jours, affirme le Pr Darvill dans un communiqué publié par l’université.

Des analyses faites récemment montrent que les blocs de pierre de sarsen qui composent le site ont été placés dans leur position lors d’une même phase de construction, il y a environ 4500 ans. Ces blocs provenaient de la même région et sont ensuite restés dans la même formation, ce qui indique, selon les chercheurs, qu'ils fonctionnaient comme une seule unité.

C’est en comparant la disposition des blocs à celles d'autres calendriers connus de cette période que le Pr Darvill a réuni les éléments d’un calendrier solaire.

Le chercheur pense que le site servait de représentation physique de l'année qui aidait les habitants du Wiltshire de l’époque à suivre les jours, les semaines et les mois.

Le calendrier fonctionnait de manière très simple. Chacune des 30 pierres du cercle représentait un jour d'un mois, lui-même divisé en trois semaines de 10 jours chacune, explique le Pr Darvill, notant que des pierres distinctes dans le cercle marquent le début de chaque semaine.

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Résumé de la manière dont la numérologie des éléments de Stonehenge se combine pour créer un calendrier solaire perpétuel.

Photo : Un dessin V. Constant

En outre, un mois intercalaire de cinq jours et un jour bissextil tous les quatre ans étaient nécessaires pour correspondre à l'année solaire. Le mois intercalaire, probablement dédié aux divinités du site, est représenté par les cinq trilithes au centre du site, affirme le professeur. Les quatre pierres de station à l'extérieur du Cercle Sarsen fournissent des repères pour cocher jusqu'à un jour bissextil.

Ainsi, les solstices d'hiver et d'été étaient encadrés par les mêmes paires de pierres chaque année. L'un des trilithes encadrait également le solstice d'hiver, indiquant qu'il s'agissait peut-être de la nouvelle année. Cet alignement solsticial aidait également à calibrer le calendrier puisque toute erreur dans le comptage des jours serait facilement détectable, car le soleil serait au mauvais endroit aux solstices.

De nos jours, un calendrier avec des semaines de 10 jours et des mois supplémentaires est inhabituel.

Les calendriers solaires seraient apparus dans l’est du bassin méditerranéen et auraient été adoptés par plusieurs cultures au cours de cette période du Néolithique.

Cela soulève la possibilité que le calendrier suivi par Stonehenge puisse provenir de l'influence de l'une de ces autres cultures, conclut le Pr Darvill.

Stonehenge est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1986. C'est l'un des alignements de menhirs les plus importants au monde.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !