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Le plan du N.-B. pour suivre l’évolution de la pandémie après le 14 mars nébuleux

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La santé publique indique qu'elle communiquera à l'avance tout changement à son système de dépistage de la COVID-19 au Nouveau-Brunswick (archives).

Photo : Reuters / Gonzalo Fuentes

Radio-Canada

Le chef du Parti vert David Coon qualifie d’incompréhensible la décision du gouvernement provincial de laisser tomber le tableau de bord de la COVID-19 et de donner moins fréquemment de mises à jour sur l’évolution de la COVID-19 après la levée des restrictions sanitaires le 14 mars.

Nous avons besoin d’information plus que jamais afin de connaître où sont les cas et l’importance des éclosions et des hospitalisations. Le tableau de bord est un outil clé pour cela depuis le début de la pandémie, déplore David Coon.

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La tableau de bord de la COVID-19 du Nouveau-Brunswick comprend de nombreuses informations sur la pandémie, mais il ne sera plus mis à jour à partir du 14 mars.

Photo : GNB

Le tableau de bord de la COVID-19 (Nouvelle fenêtre) a été instauré au début de la pandémie et permet de connaître l’évolution du nombre de cas dans la population, le taux d’hospitalisations, de vaccination, entre autres données.

Lors de son annonce sur la levée des restrictions, la province a indiqué que les renseignements seront plutôt inscrits dans la section des maladies transmissibles du site Web de la Santé publique, et ils seront communiqués sur une base hebdomadaire.

« On nous plonge dans le noir. C’est comme éteindre l’interrupteur soudainement et quitter la pièce en disant : organisez-vous, j’espère que vous pouvez voir dans le noir. »

— Une citation de  David Coon, chef du Parti vert

Le député d’Edmundston-Madawaska Centre et critique libéral en santé Jean-Claude d’Amours abonde dans le même sens. Le public surveille encore combien de cas nous avons, combien de personnes sont décédées. Le gouvernement doit demeurer transparent en lien avec la COVID-19 et partager de l’information de façon régulière pour ne pas garder les gens dans le noir, pense M. d’Amours.

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Le député libéral Jean-Claude D'Amours estime que la population suit encore de près l'évolution du virus (archives).

Photo : Radio-Canada

Il remarque que même si les hospitalisations diminuent, environ 1000 cas positifs sont rapportés chaque jour.

Mardi, deux autres personnes atteintes de la COVID-19 sont mortes. Quatre-vingt-six personnes étaient à l’hôpital, dont trois aux soins intensifs. De ces 86 patients, 47 sont hospitalisés en raison de la COVID-19. 

La moyenne sur sept jours des hospitalisations a augmenté, passant de 76 à 80.

Le nombre de cas actifs dans la province est de 3574.

Y aura-t-il des tests après le 14 mars?

Actuellement, les réseaux de santé Horizon et Vitalité gèrent des sites de dépistage à travers la province et procèdent à la distribution des trousses de dépistage rapide.

La province n’a pas indiqué comment elle compte poursuivre le dépistage après le 14 mars. Dans un courriel envoyé à CBC, le porte-parole du ministère de la Santé Bruce MacFarlane a indiqué que la santé publique continuera de conduire une surveillance continue.

Il ajoute que des discussions sont en cours pour analyser la meilleure façon d’utiliser les outils de dépistage et que tout changement au système de dépistage sera communiqué à l’avance à la population.

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Une clinique de dépistage de COVID-19 à Shediac au Nouveau-Brunswick (archives).

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Pendant des mois depuis le début de la pandémie, le public était invité à subir un test de dépistage PCR à la moindre apparition de symptômes, mais la vague du variant Omicron a changé la donne.

Devant l’impossibilité de répondre à la demande pour des tests PCR, ceux-ci ont été réservés aux personnes de 50 ans et plus. Les autres doivent depuis le 5 janvier se procurer une trousse de dépistage rapide et rapporter volontairement un résultat positif via le site web de la province.

Une surveillance primordiale estiment des experts

Même si les restrictions liées à la COVID-19 disparaissent graduellement, les tests devraient demeurer estiment des experts.

Selon la Dre Caroline Colijn de la Chaire de recherche Canada 150 en modélisation mathématique de l’évolution des agents pathogènes et santé publique et professeure à l’Université Simon Fraser de la Colombie-Britannique, il est important de suivre l’évolution des cas et détecter des pics de la maladie ou de possibles mutations du virus.

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Caroline Colijn, chercheure à l'Université Simon Fraser en Colombie-Britannique, insiste sur l'importance de collecter des données sur l'évolution du virus.

Photo : Dale Northey (SFU)

Nous avons besoin de savoir combien de personnes ont le virus pour savoir quelle est l’efficacité de nos vaccins et des doses de rappel au fur et à mesure que le temps passe, note-t-elle.

La Dre Allison McGeer, spécialiste des maladies infectieuses à l’hôpital Sinai Health System de Toronto, le risque d’une autre vague de la maladie est bien réel en raison de la présence du sous-variant BA2 d’Omicron. Selon elle, le maintien du dépistage est crucial.

Tant que nous avons accès aux tests rapides, ils sont utiles. Évidemment nous ne pourrons pas les utiliser pour toujours, mais je pense que pour les prochaines trois semaines, le prochain mois, alors que nous voyons ce qui se produit avec le variant Omicron, ils sont des outils utiles.

Avec des informations d'Aidan Cox et Bobbi-Jean MacKinnon de CBC

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