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La crise du logement exige une véritable politique, réclament des organisations

Sur la façade d'un immeuble, une affiche sur laquelle est écrit : logement à louer, complet.

Les représentants de ces organisations ont fait valoir que plusieurs autres droits, notamment le droit à la santé et à la sécurité alimentaire, sont bafoués par l’incapacité de se loger à prix raisonnable dans des conditions salubres (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Le moment est venu de reconnaître le droit au logement et de mettre en œuvre les moyens pour que ce droit soit respecté.

C’est ce que demande un impressionnant regroupement de 500 organisations communautaires, syndicales, étudiantes et autres, appuyé d’une vingtaine de personnalités publiques.

En conférence de presse, mardi, à Montréal, les représentants de ces organisations ont fait valoir que plusieurs autres droits, notamment le droit à la santé et à la sécurité alimentaire, sont bafoués par l’incapacité de se loger à prix raisonnable dans des conditions salubres.

Ils font valoir que la quasi-totalité des villes du Québec ont des taux d’inoccupation de moins de 3 %, qui représentent le point d’équilibre. Certaines régions ont des taux qui s’approchent de 0 %.

Ces organismes exigent du gouvernement Legault qu’il reconnaisse et enchâsse le droit au logement dans la Charte des droits et qu’il admette l’existence de la crise du logement.

Ils demandent l’adoption d’une véritable politique du logement qui impliquerait des investissements massifs dans le logement social, tant coopératif, sans but lucratif que public.

Les organismes réclament aussi un meilleur encadrement du marché privé pour freiner les rénovictions, la location touristique temporaire de type AirBnb et la spéculation.

Le manque de logements pousse les prix à la hausse, alors que les ménages à faible revenu peinent déjà à encaisser l’inflation galopante. En mars 2021, quelque 610 000 personnes ont eu recours aux banques alimentaires, une hausse de 22 % par rapport à 2019. Cette augmentation témoigne, selon les organisations, de la difficulté des ménages à joindre les deux bouts.

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