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Première pelletée de terre du SkyTrain de Vancouver il y a 40 ans jour pour jour

Trois ans plus tard, le carillon « ding, dang, dong » du SkyTrain était entendu pour la première fois.

Deux SkyTrain.

Le SkyTrain de Vancouver est entré en fonction en 1985.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Radio-Canada

La construction du SkyTrain de Vancouver, plus ancien système de transport en commun rapide sans conducteur du monde, a débuté il y a 40 ans. La première pelletée de terre a eu lieu le 1er mars 1982 à l'angle de la rue Main et de l'avenue Terminal, là où se trouve actuellement la station Main Street–Science World.

C’est seulement trois ans plus tard, peu avant l'ouverture d'Expo 86, que le SkyTrain a accueilli ses premiers passagers.

Le vice-président des opérations de la BC Rapid Transit Company, Mike Richard, affirme que le SkyTrain est aujourd'hui une expérience meilleure et plus sûre qu'elle l'était dans les années 80.

Notre système de contrôle automatique des trains, qui est utilisé pour piloter le système, a évolué à bien des égards, et il est beaucoup plus fiable aujourd'hui qu'il l'était à l'époque, dit-il.

Si le système a évolué au fil des ans, le carillon est resté le même.

Selon Ian Fisher, directeur de la planification de l'exploitation à la BC Rapid Transit Company, le même enregistrement des années 80 est toujours utilisé. Un master numérique a été réalisé quelques années avant que la cassette d'origine ne s'use.

Comment le ding dang dong du SkyTrain de Vancouver est devenu sa signature sonore

À son apogée, les studios Little Mountain Sound de Vancouver étaient une usine à succès, un endroit où des artistes et groupes rock comme AC/DC, Aerosmith, Bon Jovi et Bryan Adams ont enregistré des chansons qui ont contribué à définir la musique des années 80.

C'est également là qu'est né un petit morceau de musique qui a eu une incidence aussi grande que ces grands noms des années 80 : le carillon du SkyTrain, un signal de trois notes qui indique aux passagers que les portes du train sont sur le point de se fermer.

Une cassette audio datant de 1985.

L'enregistrement original sur cassette du carillon du SkyTrain

Photo : Gracieuseté : B.C. Rapid Transit Company

Ian Fisher souligne que le carillon est le fruit d'une sorte d'une improvisation collective entre Ian Graham, son prédécesseur, et Murray Price, ingénieur du son de Little Mountain, en 1985.

Ils ont examiné toute une série d'options sonores différentes, raconte M. Fisher. Ils voulaient quelque chose d'un peu naturel, mais aussi de moderne pour profiter de la technologie de lecture numérique qui était nouvelle à l'époque, afin d'avoir un son un peu plus réaliste que celui d'un avertisseur ou d'un autre son mécanique dans le train.

Le résultat final est une séquence de trois notes ascendantes jouées sur un Yamaha DX7, un synthétiseur numérique omniprésent dans les années 80.

Ian Fisher raconte que Murray Price voulait que le carillon ressemble aux premières notes de Fanfare for the Common Man, du compositeur Aaron Copland.

Près de quatre décennies plus tard, le carillon est devenu inextricablement lié au système de transport en commun de la région, à tel point que TransLink en a fait une marque déposée. SkyTrain Door Closing Chimes figure en effet dans la base de données canadienne des marques de commerce, y compris un graphique qui décrit le son ainsi : ding dang dong.

Un carillon emblématique

Le carillon fait partie d'une infrastructure sonore qui vise à faire monter les passagers dans les trains et en descendre sans conducteur aussi facilement que possible.

De 25 à 30 secondes environ avant l'arrivée d'un train à une station, un seul carillon retentit, suivi de la voix de Laureen Regan qui annonce le nom de la prochaine station. Les portes des trains sont ouvertes entre 12 et 35 secondes, selon la gare et l'heure de la journée. Le carillon à trois notes retentit lorsque les portes sont sur le point de se fermer.

Sur les anciens trains, la porte commence à se fermer à peu près au moment où le carillon retentit, explique Ian Fisher. Sur les trains plus récents, il y a un peu de retard. Donc, une fois que tous les trains auront été remplacés [...], nous aurons plus d'avertissements.

Lorsqu'il a pris ses fonctions il y a environ huit ans, Ian Fisher a caressé l'idée de changer le carillon, pensant que les trois notes ascendantes pouvaient créer un peu de tension, ce qui n'est pas idéal pour les passagers qui montent dans les trains et en descendent.

L'idée n'a pas duré longtemps.

Les gens l'aiment, tout simplement, avoue-t-il au sujet de l'avertisseur sonore. Ils l'identifient au système. Il est également utilisé sur nos bus, donc je pense qu'il serait très difficile de le changer à ce stade-ci.

Avec des informations de Justin Mc Elroy et de Jon Azpiri.

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