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Le Canada demandera à la CPI d’enquêter sur des crimes de guerre en Ukraine

Deux discours du ministre russe des Affaires étrangères ont par ailleurs été boycottés mardi à Genève.

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La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Le Canada va déposer une pétition à la Cour pénale internationale (CPI) mardi afin qu'elle enquête sur les allégations de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité possiblement commis par les forces russes en Ukraine.

Le Canada présentera lui aussi une requête à la Cour pénale internationale [...] contre la Russie pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, s'adressant aux journalistes à Genève après le discours virtuel prononcé par son homologue russe Sergueï Lavrov au Conseil des droits de l'homme (CDH) de l'ONU.

C'est également important pour nous de démontrer de la constance dans notre soutien à l'Ukraine, a ajouté Mme Joly.

Le bureau du procureur de la CPI avait déjà annoncé lundi qu'il demanderait l'approbation du tribunal pour ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés en Ukraine, quelques jours seulement après l'invasion de la Russie. La Lituanie avait aussi annoncé une initiative similaire à celle du Canada lundi.

La porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki a quant à elle affirmé mardi sur Fox News que des actes barbares et horribles avaient été observés en Ukraine depuis le début de l'invasion, et que les États-Unis tenteraient de déterminer si la Russie y avait comme des crimes de guerre.

Le ministre des Affaires étrangères russe boycotté

Deux discours de M. Lavrov, devant le Conseil des droits de l'homme, mais aussi devant la Conférence du désarmement, ont par ailleurs été boycottés par de nombreuses délégations mardi.

Le ministre devait venir en personne à Genève pour s'exprimer devant ces deux instances internationales, mais il a annulé sa venue lundi, en invoquant les sanctions anti-russes qui lui interdisent le survol de l'Union européenne.

Ses discours ont donc été transmis par vidéo. Mais peu avant leur diffusion, de nombreux diplomates ont quitté les salles où ils étaient présentés.

À l'ONU, les représentants de l'Union européenne ont quitté la salle au moment où le ministre des Affaires étrangères de la Russie prend la parole.

Il est important que le CDH montre par cette sortie de salle qu'il est uni autour de l'Ukraine, qu'il est uni avec le peuple ukrainien, qu'il agit de façon à ce que les violations des droits de l'homme soient dénoncées comme elles doivent l'être, a notamment expliqué l'ambassadeur français à Genève, Jérôme Bonnafont.

Les débats de mardi à la Conférence du désarmement ont quant à eux été précédés d'une minute de silence pour les victimes en Ukraine.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba s'est adressé à l'assemblée. Les attaques aveugles russes contre les civils et les infrastructures essentielles constituent des crimes de guerre, a-t-il dit dans un message vidéo, avant de demander une séance plénière d'urgence sur l'invasion russe en Ukraine.

L'agression russe est une menace mondiale. Par conséquent, la réponse à cette menace doit être mondiale, a-t-il dit.

Prenant la parole lui aussi devant le Conseil des droits de l'homme mardi, le secrétaire d'État américain Antony Blinken a suggéré que la Russie en soit exclue.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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