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« Prouvez que vous êtes avec nous », lance Zelensky aux Européens

Selon l'agence russe TASS, la deuxième ronde des négociations russo-ukrainiennes aura lieu mercredi.

Ursula von der Leyen, debout, applaudit, comme d'autres personnes près d'elle, dans l'enceinte du Parlement européen. M. Zelensky est visible sur un écran.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen applaudit Volodymyr Zelensky, qui apparaît sur un écran, après son discours au Parlement européen. Le président ukrainien a eu droit à une ovation des eurodéputés.

Photo : Getty Images / AFP/JOHN THYS

Radio-Canada

Dans un discours prononcé avec passion mardi devant les parlementaires européens, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a plaidé avec force pour que son pays puisse se joindre à l'Union européenne (UE) dans les plus brefs délais.

L'Europe sera beaucoup plus forte avec l'Ukraine en son sein [...] Sans vous, l'Ukraine sera seule, a-t-il déclaré par visioconférence aux eurodéputés, réunis à Bruxelles en séance extraordinaire, suscitant une ovation et des applaudissements nourris dans l'hémicycle.

« Nous nous battons pour notre survie [...] mais nous nous battons aussi pour être des membres égaux en droits de l'Europe [...] Donc, prouvez que vous êtes avec nous. Prouvez que vous ne nous abandonnez pas, et que vous êtes vraiment des Européens. »

— Une citation de  Volodymyr Zelensky, président de l'Ukraine

Nous allons vaincre, je suis sûr [...] Le choix européen de l'Ukraine, c'est le chemin sur lequel nous nous engageons aujourd'hui. Et j'aimerais entendre de vous aujourd'hui que l'Europe choisit l'Ukraine, a lancé aux députés européens Volodymyr Zelensky.

Nous nous battons pour nos droits, pour nos libertés, pour nos vies, pour notre survie [...] Personne ne va nous briser. Nous sommes forts, nous sommes des Ukrainiens, a aussi dit le président ukrainien, qui apparaissait à l'écran vêtu d'un simple t-shirt sombre.

Volodymyr Zelensky avait signé lundi une requête formelle pour que son pays se joigne immédiatement à l'UE en vertu d'une procédure spéciale. Il a déjà obtenu l'appui de 9 des 27 États membres de l'organisation, soit la Bulgarie, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Slovaquie, la Slovénie, la République tchèque et la Hongrie.

Trois hommes posent pour la caméra en tenant un décret.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a signé lundi une requête formelle pour que son pays se joigne immédiatement à l'Union européenne.

Photo : (Ukrainian Presidential Press Service/Reuters)

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a répondu à M. Zelensky que l'organisation allait étudier sérieusement la requête légitime de Kiev, mais a reconnu qu'elle était symbolique à l'heure actuelle, étant donné le manque de position unanime sur un élargissement de l'UE.

« Ce n'est pas seulement l'Ukraine qui est attaquée. Le droit international, l'ordre international basé sur des règles, la démocratie, la dignité humaine sont aussi attaqués. C'est du terrorisme géopolitique pur et simple. »

— Une citation de  Charles Michel, président du Conseil européen, dans un discours au Parlement européen

Dans son discours subséquent aux eurodéputés, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a pour sa part promis d'engager au moins 500 millions d'euros (710 M$ CA) du budget européen pour l'assistance humanitaire après l'invasion russe en Ukraine, dans un discours devant les eurodéputés à Bruxelles.

Selon l'ONU, l'intervention militaire russe en Ukraine a fait un million de personnes déplacées dans le pays alors que plus de 660 000 ont fui dans les pays voisins, plus particulièrement en Pologne.

« La façon dont nous répondons aujourd'hui à ce que fait la Russie déterminera l'avenir du système international. [...] Le destin de l'Ukraine est en jeu, mais notre propre destin est également dans la balance. Nous devons montrer la puissance qui réside dans nos démocraties. »

— Une citation de  Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne
« Nous soutenons l'Ukraine », lit-on sur des pancartes placées devant des bureaux de députés.

« Nous soutenons l'Ukraine », pouvait-on lire sur des pancartes exhibées par les eurodéputés, mardi, à Bruxelles.

Photo : La Presse canadienne / AP/Virginia Mayo

La Russie exige la neutralité de l’Ukraine

Selon l'agence russe TASS, qui cite une source russe, la deuxième ronde des négociations russo-ukrainiennes lancée lundi au Bélarus aura lieu mercredi.

Le président russe Vladimir Poutine a indiqué mardi qu'il exigeait la neutralité future de l’Ukraine, ainsi que la dénazification et la démilitarisation de leur voisine.

Il a aussi réclamé la reconnaissance de la souveraineté russe sur la Crimée, territoire ukrainien saisi puis annexé par Moscou en 2014.

L’Ukraine, elle, a demandé un cessez-le-feu et le retrait immédiat des troupes russes de son territoire.

Les parties ne sont pas parvenues à un accord au terme des discussions, mais elles avaient convenu de se revoir pour poursuivre leurs efforts diplomatiques.

Le chef de la délégation russe, Vladimir Medinsky, a spécifié que les échanges avaient duré près de cinq heures et que les représentants avaient trouvé certains points sur lesquels des positions communes pouvaient être envisagées.

Une femme et une jeune fille sont accroupies devant une pile de vêtements.  Une autre femme transporte des boîtes non loin d'elles.

Une femme et sa fille font des recherches dans une pile de vêtements donnés au profit des réfugiés ukrainiens, mardi, en Pologne. L'UE va dépenser 500 millions d'euros pour bonifier son aide humanitaire.

Photo : La Presse canadienne / AP/Visar Kryeziu

Les eurodéputés appuient la candidature de l'Ukraine

À l'issue du débat sur l'invasion russe en Ukraine, les parlementaires européens ont adopté par une écrasante majorité une résolution demandant aux institutions européennes d'accorder à l'Ukraine le statut de candidate à l'UE. En attendant, le pays devrait continuer d'être intégré dans le marché unique européen, indiquent-ils.

Ils ont aussi demandé davantage de mesures restrictives visant à affaiblir stratégiquement l'économie et la base industrielle russes et invité l'exécutif européen à restreindre les importations des principaux biens d'exportations russes, tels que le pétrole et le gaz.

« Les nouveaux investissements de l’UE en Russie et les nouveaux investissements russes dans l’UE devraient être interdits. L’accès de toutes les banques russes au système financier européen devrait être bloqué et la Russie devrait être exclue du système SWIFT. »

— Une citation de  Extrait du communiqué du Parlement européen

Les eurodéputés ont également demandé à ce qu'une série de sanctions, dont l'exclusion du système SWIFT, soient étendues au Bélarus en raison de son soutien direct à l'invasion russe en Ukraine.

La résolution invite par ailleurs les États membres de l'UE à accélérer la fourniture d'armes défensives à l'Ukraine et à renforcer la coopération en matière de renseignement avec Kiev en ce qui concerne l'agression en cours.

Le G7 envisage de nouvelles sanctions contre Moscou

Réunis de façon virtuelle, les ministres des Finances des pays du G7 ont discuté de la perspective d'imposer des sanctions supplémentaires au régime de Vladimir Poutine.

Le but est d'isoler la Russie politiquement, économiquement et financièrement, a expliqué à l'issue de la rencontre le ministre allemand des Finances, Christian Lindner, qui a estimé que les sanctions de grande ampleur en vigueur avaient déjà un impact massif sur l'économie russe.

Le Royaume-Uni a en outre annoncé avoir sanctionné quatre hauts responsables militaires du Bélarus, dont le chef d'état-major des armées et ministre adjoint à la Défense Viktor Gulevich, ainsi que deux entreprises de ce pays frontalier de l'Ukraine et de la Russie qui sert de base arrière à l'offensive russe.

Les quatre individus bélarusses visés par les sanctions n'ont plus le droit de se rendre au Royaume-Uni, et leurs avoirs dans le pays sont gelés.

Le régime du président bélarusse Alexandre Loukachenko devra subir les conséquences économiques de son soutien à Poutine, a affirmé la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, dans un communiqué.

En première ligne des jeux de coulisses diplomatiques, le président français Emmanuel Macron a par ailleurs convoqué pour mercredi matin un nouveau conseil de défense consacré à l'Ukraine, a annoncé la présidence mardi soir. Il s'agit du troisième depuis le début de l'invasion russe, il y a six jours.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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