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Pas de libération pour « Freedom George » Billings

Des camions sont stationnés en plein milieu d'une rue du centre-ville d'Ottawa.

Le centre-ville d'Ottawa a été occupé pendant plus de trois semaines (archives).

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

La Presse canadienne

Tyson George Billings, de High Prairie, en Alberta, devra rester en prison à Ottawa en attendant de répondre aux accusations pour son rôle dans la manifestation qui a paralysé le cœur de la capitale fédérale pendant trois semaines.

M. Billings, âgé de 44 ans, avait été arrêté le 19 février, au deuxième jour de la vaste opération policière qui a permis de déloger les manifestants qui occupaient le centre-ville d'Ottawa depuis le 28 janvier pour contester les mesures sanitaires — et plus largement le gouvernement libéral.

Tyson George Billings a été accusé de méfait, d'avoir conseillé de commettre un méfait, d'avoir conseillé de désobéir à une ordonnance du tribunal, d'avoir fait obstruction à la police et d'avoir conseillé de le faire.

La juge Donna Hackett, de la Cour de l'Ontario, a rendu lundi une ordonnance de non-publication sur les preuves entendues et sur les motifs de sa décision, mais elle a déclaré qu'elle n'était pas convaincue que l'accusé devrait être libéré sous caution.

M. Billings, surnommé Freedom George par d'autres manifestants à Ottawa, avait diffusé en direct, pendant plusieurs jours, sa participation aux manifestations.

La police face à des manifestants dont certains ont campé dans leurs camions près de la colline du Parlement.

Il a fallu une importance opération policière pour mettre fin à l'occupation du centre-ville (archives).

Photo : Evan Mitsui / CBC

D'autres aussi demeurent détenus

Il s'agit du plus récent organisateur du convoi de la liberté à s'être vu refuser une libération sous caution en attendant la suite des procédures.

Tamara Lich, qui a été l'un des visages publics de ces manifestations, n'a pas pu recouvrer sa liberté, la semaine dernière. Elle ne pourra pas non plus avoir de contact avec d'autres leaders de la manifestation – Pat King, Benjamin Dichter, Christopher Barber et Daniel Bulford. Les avocats de Mme Lich prévoient de faire appel de cette décision, mercredi.

Pat King, un proche collaborateur de M. Billings, s'est lui aussi vu refuser une remise en liberté sous caution vendredi dernier. Le juge de paix Andrew Seymour a estimé que les preuves présentées devant lui dressaient le portrait d'un homme qui avait clairement l'intention de récidiver. M. King ne pourra pas non plus communiquer avec les autres organisateurs, y compris avec M. Billings.

Tamara Lich (à gauche) et Pat King (à droite).

Tamara Lich (à gauche) et Pat King sont toujours derrière les barreaux (archives).

Photo : Radio-Canada / Montage : Yosri Mimouna

Christopher Barber, quant à lui, avait obtenu sa libération sous caution le 18 février.

Au 21 février, à la fin de l'opération, la police d'Ottawa avait porté des accusations contre plus de 120 personnes, pour un total de 393 infractions liées aux manifestations.

Les contributions gelées

Par ailleurs, un tribunal ontarien a prolongé lundi, jusqu'au 9 mars, l'ordonnance qui prévoit le gel des contributions versées au convoi de la liberté, pendant que se poursuivent les procédures vers une éventuelle action collective contre les organisateurs.

Les intervenants dans ce dossier ont convenu lundi de mettre sous séquestre une partie des contributions et de la cryptomonnaie que des sympathisants avaient versées au mouvement de contestation.

Si l'action collective était couronnée de succès, ces sommes pourraient être redistribuées aux résidants et aux commerçants d'Ottawa qui soutiennent avoir subi des préjudices pendant ces trois semaines d'occupation du centre-ville.

Norman Groot, l'avocat représentant certains organisateurs de la manifestation, a déclaré que Christopher Garrah, Benjamin Dichter et Nicholas St. Louis avaient convenu de mettre sous séquestre des sommes qui sont actuellement sous leur contrôle.

Me Groot a souligné que les fonds, que MM. Garrah, Dichter et St. Louis ont accepté de transférer dans un compte fiduciaire bloqué, pourraient ne pas représenter toute la cryptomonnaie qui a été versée pour soutenir leur cause. L'avocat a proposé que les parties se réunissent la semaine prochaine pour faire le point sur ce qui aura été effectivement transféré.

Un agent fiduciaire supervisera les fonds transférés et sera autorisé à modifier les mots de passe pour la cryptomonnaie.

La demande d'action collective prévoit le versement de 306 millions $ en dommages-intérêts liés à la manifestation antigouvernementale autour de la colline du Parlement. L'occupation avait bloqué pendant trois semaines la circulation dans le secteur, ce qui avait forcé la fermeture de commerces et fait subir aux résidents un tintamarre presque incessant de klaxons de poids lourds.

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