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De faux comptes russes visent l’Ukraine sur les réseaux sociaux, selon Meta

Une grande affiche de Meta, deux personnes qui marchent, et un panneau indiquant une rue à sens unique.

Meta soutient que des comptes russes cherchent activement à rediriger des utilisateurs et des utilisatrices vers des sites de désinformation.

Photo : Getty Images / Justin Sullivan

Agence France-Presse

Des groupes prorusses orchestrent diverses campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux en utilisant de faux profils ou des comptes piratés pour dépeindre l'Ukraine comme étant manipulée par l’Occident, selon ce qu'affirme Meta, maison mère de Facebook et Instagram.

L'équipe de cybersécurité du géant technologique a fermé plusieurs faux comptes liés à la Russie et bloqué le partage d'adresses Internet renvoyant vers des sites diffusant de fausses informations, selon David Agranovich, directeur de l'équipe de gestion des menaces au sein de Facebook.

Dans un billet de blogue, Meta précise que ces derniers faisaient fonctionner des sites web en se faisant passer pour des entités d'information indépendantes et créaient de faux profils sur les plateformes des réseaux sociaux, notamment Facebook, Instagram, Twitter, YouTube, Telegram et également les réseaux sociaux russes Odnoklassniki et VK.

Dans certains cas, ces comptes ont utilisé des photos de profil que nous pensons avoir été générées à l'aide de techniques d'intelligence artificielle, ajoute l’entreprise.

Le petit réseau de faux comptes Facebook et Instagram ciblait les internautes de l'Ukraine et ses publications cherchaient à attirer les gens vers des sites web diffusant de fausses informations sur les efforts de ce pays pour se défendre contre l'invasion russe.

Un homme de dos avec un Kalashnikov en bandoulière.

L'Ukraine oppose une farouche résistance à l'invasion russe de son territoire.

Photo : Reuters / Mikhail Palinchak

Des sites de désinformation sous surveillance

Meta précise avoir relié le réseau à des personnes en Russie et en Ukraine, ainsi qu'à des organisations comme NewsFront et SouthFront en Crimée, la péninsule ukrainienne annexée par Moscou en 2014.

Selon les États-Unis, NewsFront et SouthFront sont des organisations de désinformation qui répondent aux consignes des renseignements russes. Ces organisations font partie de plus d'une dizaine d'entités sanctionnées par Washington pour avoir tenté d'influencer l'élection présidentielle de 2020 des États-Unis, sous la direction des responsables de la Russie.

Parmi les fausses affirmations publiées par les sites figurent celles selon lesquelles l'Occident aurait trahi l'Ukraine ou que l'Ukraine serait en faillite, selon M. Agranovich.

L'invasion russe de l'Ukraine lancée jeudi dernier a amené une flambée de fausses informations sur Internet, en particulier sur les réseaux sociaux, phénomène devenu récurrent à chaque déclenchement de guerre ou de conflit.

Un pirate informatique à l'œuvre

Selon Meta, des groupes de pirates informatiques russes semblent avoir intensifié leurs activités depuis le début de l'invasion en Ukraine.

Photo : iStock / scyther5

Les pirates informatiques redoublent d'efforts

Depuis quelques jours, un groupe de pirates informatiques nommé Ghostwriter, qui semble opérer depuis la Russie, a intensifié ses actions contre des personnalités militaires et des journalistes en Ukraine, selon l'équipe de sécurité de Meta.

Ghostwriter utilise notamment la technique de l’hameçonnage pour inciter ses victimes à cliquer sur des liens conduisant à des sites malveillants hébergeant des logiciels nuisibles pour dérober leurs mots de passe.

L'objectif semble être de prendre le contrôle de comptes Facebook pour disséminer des liens de désinformation, comme une fausse vidéo YouTube prétendant montrer des soldats ukrainiens se rendant à des soldats russes, selon Meta.

Nous avons pris les dispositions pour sécuriser les comptes que nous pensons visés par la menace de cet acteur, a assuré Nathaniel Gleicher, responsable de la politique de sécurité de Facebook.

Nous avons également bloqué des domaines d’hameçonnage que ces pirates informatiques utilisaient pour essayer de piéger les gens en Ukraine.

Vendredi, Facebook a annoncé avoir interdit aux médias d'État russes de gagner de l'argent sur sa plateforme en diffusant des publicités ou en monétisant des contenus.

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