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Manifestations en Russie et à travers toute l’Europe contre la guerre en Ukraine

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Au moins 100 000 personnes se sont réunies à Berlin pour manifester contre la guerre en Ukraine.

Photo : Reuters / Fabrizio Bensch

Radio-Canada

La police aurait arrêté plus de 2000 personnes, dimanche, dans 48 villes russes lors de manifestations organisées pour protester contre l'invasion de l'Ukraine par la Russie, selon un groupe d'observation des manifestations.

Au total, plus de 5500 Russes ont été arrêtés lors de diverses manifestations antiguerre depuis l'invasion de l'Ukraine jeudi, selon l'observatoire OVD-Info. Les autorités russes ont interdit ces manifestations.

À Moscou, la police antiémeute était souvent plus nombreuse que les manifestants.

Les protestations de dimanche ont coïncidé avec le septième anniversaire de l'assassinat de l'opposant Boris Nemtsov, tué près du Kremlin. Certaines arrestations ont d’ailleurs eu lieu à un mémorial improvisé en sa mémoire, à l’endroit où il a été abattu.

Dans le centre de Saint-Pétersbourg, à l'extérieur du grand magasin haut de gamme Gostiny Dvor, des centaines d'opposants au régime ont manifesté en se tenant par les bras et en chantant.

Les manifestants ne se sont pas fait entendre seulement en Russie. Des dizaines de milliers de personnes ont aussi protesté à travers l'Europe, plusieurs portant les couleurs jaune et bleu de l'Ukraine.

Rien qu’à Berlin, la capitale allemande, au moins 100 000 personnes, selon la police, se sont réunies dans le centre. Ils étaient 70 000 à Prague, 40 000 à Madrid, 15 000 à Amsterdam et 10 000 à Copenhague. Dans la capitale danoise, la première ministre du pays, Mette Frederiksen, était présente. Ce sont vous tous et toute l'Europe qui êtes menacés par la Russie, a-t-elle lancé à la foule.

Des manifestations se sont aussi déroulées à Vilnius, Athènes, Rome, Paris, Barcelone, Bilbao, mais aussi en Israël et en Équateur, où un petit groupe de protestataires a brandi des pancartes devant l'ambassade de Russie.

Protestations de milliardaires russes

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Le milliardaire Mikhaïl Fridman s'est opposé publiquement à la guerre en Ukraine.

Photo : Reuters / Sergei Karpukhin

Premier oligarque russe à s'exprimer contre le conflit en Ukraine, Mikhaïl Fridman, l’un des hommes les plus riches du monde, a aussi dénoncé la guerre en Ukraine dans une lettre publiée dimanche par le journal économique Financial Times.

Je suis né en Ukraine occidentale, où j'ai vécu jusqu'à mes 17 ans. Mes parents sont des citoyens ukrainiens et vivent à Lviv, ma ville préférée. Mais j'ai aussi passé une grande partie de ma vie comme citoyen russe, bâtissant et faisant fleurir des entreprises. Je suis profondément attaché aux peuples russe et ukrainien et vois le conflit actuel comme une tragédie pour tous les deux, écrit-il.

Je ne fais pas de déclarations politiques, je suis un homme d'affaires ayant des responsabilités envers mes milliers d'employés en Russie et en Ukraine, ajoute-t-il.

Mikhaïl Fridman, dont la fortune est estimée à 11,7 milliards de dollars, est à la tête d'un empire allant des hydrocarbures aux télécommunications, en passant par la distribution. Il est également l'un des cofondateurs d'Alfa Bank, l'une des plus grandes banques russes.

En 2018, il a été inclus dans une liste du Trésor américain de personnalités des mondes économique et politique réputées proches du Kremlin, sans pour autant faire l'objet de sanctions.

M. Fridman n’est pas le seul Russe richissime à s'être exprimé sur le sujet. Oleg Deripaska, le fondateur du géant russe de l'aluminium Rusal, a pour sa part utilisé un message sur Telegram pour demander que les pourparlers de paix commencent le plus vite possible. La paix est très importante, a-t-il déclaré.

Washington a imposé des sanctions à Oleg Deripaska en raison de ses liens avec le président russe, Vladimir Poutine.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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