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Une faible baisse des troubles anxieux ou dépressifs chez les cégépiens l’automne dernier

Une étudiante marche de dos vers l'entrée du Cégep de Saint-Félicien en hiver.

Le Cégep de Saint-Félicien

Photo : Radio-Canada / Louis Martineau

Radio-Canada

Selon une étude menée par le Centre d’étude des conditions de vie et des besoins de la population (ÉCOBES) du Cégep de Jonquière, encore près d'un cégépien sur deux souffrait potentiellement d’un trouble anxieux ou dépressif ou bien de solitude en novembre et décembre, même si un retour en classe avait eu lieu l'automne dernier.

Il s’agit d’une faible baisse par rapport à l’an un de la pandémie de COVID-19, alors que 56 % des répondants avaient alors indiqué souffrir d’un trouble anxieux ou dépressif.

Près de 5000 étudiants répartis dans 18 cégeps, dont les quatre de la région, ont été questionnés pour la troisième phase de l'étude.

Malgré les assouplissements vécus dans la société et le retour en classe en personne au moment de l’étude, les symptômes reliés au stress et à la dépression sont demeurés élevés chez les cégépiens, lors de la dernière session.

On pouvait espérer avoir une prévalence ou des pourcentages de troubles anxieux ou dépressifs plus bas, ça c'est un peu l'élément qui est un peu inquiétant, a indiqué Benjamin Gallais, chercheur au Centre Écobes.

Un homme parle debout dans son bureau.

Le chercheur du Centre d’étude des conditions de vie et des besoins de la population (ÉCOBES) du Cégep de Jonquière et psychologue, Benjamin Gallais, s’intéresse depuis longtemps à la santé mentale des étudiants de niveau collégial.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Comme ils ont été sondés avant la vague du variant Omicron qui a déferlé plus fortement à compter de la mi-décembre, le chercheur croit que les pourcentages auraient pu augmenter dans les semaines suivantes.

Janvier, si on les avait requestionnés, on aurait peut-être des niveaux encore plus importants, a-t-il ajouté.

Mais tout n'est pas sombre, car les étudiants ont appris à demander davantage d'aide. C’est ce qu’a constaté Sara Therriault-Trottier, coordonnatrice des services psychosociaux et services adaptés au Cégep de Jonquière.

Surtout à l'automne, on dirait que les étudiants, en retour en présentiel, ont eu l'occasion davantage de venir voir les services en personne. Peut-être que la période où on était à distance, l'accessibilité était plus difficile et on s'attendait justement à ce que les étudiants reviennent. Nos demandes ont doublé, a-t-elle chiffré.

Une femme sourit debout dans son bureau.

La coordonnatrice des services psychosociaux et services adaptés du Cégep de Jonquière, Sara Therriault-Trottier a observé que les demandes ont doublé en 2021 comparativement à 2020.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Un autre élément positif qui est ressorti est que 25 % des étudiants trouvent plus facile aujourd'hui de parler de santé mentale.

On se supporte tous entre nous autres et c'est vraiment important, je pense, a commenté à ce sujet un étudiant rencontré.

Honnêtement, moi je n'ai jamais eu de gêne à parler de santé mentale en général dans ma vie, a cependant dit une autre.

Les résultats spécifiques de chacun des 18 cégeps leur seront communiqués sous peu. ÉCOBES aimerait réaliser une quatrième phase à la fin de l’année pour entre autres observer si les symptômes liés au stress et l’anxiété ont diminué.

D’après un reportage de Laurie Gobeil

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