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Le prix de l’aluminium monte en flèche face à l’instabilité liée à la guerre

Des lingots d'aluminium.

Le prix de l'aluminium a monté en flèche jeudi devant l'instabilité causée par la guerre en Ukraine (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le conflit entre la Russie et l’Ukraine a des impacts sur l’économie, notamment sur le secteur de l’aluminium. Le prix de ce produit a atteint un sommet historique jeudi matin.

Des alumineries comme celles d'Alcoa, d'Alouette et de Rio Tinto ont constaté cette poussée à la hausse du prix de l'aluminium jeudi.

Cette flambée des prix est entre autres causée par les sanctions imposées dans les derniers jours à la Russie par différents pays, mais aussi par une diminution des exportations de la Russie, soutient le président et chef de la direction de l'Association de l'aluminium du Canada, Jean Simard.

Au fur et à mesure que des sanctions sont annoncées, des entreprises découvrent du jour au lendemain : "j’ai un problème parce que mes contrats se font bloquer avec ma source d’approvisionnement en Russie", illustre-t-il.

La Russie est le deuxième producteur d'aluminium au monde après la Chine, alors que le Canada est au cinquième rang.

L'approvisionnement en matières premières plus difficile

L’approvisionnement difficile en bauxite et en alumine, produits nécessaires à la production d'aluminium, fait également monter les prix, selon le conseiller principal en gestion de patrimoine à la Financière Banque Nationale, Serge Morin.

Le commun des mortels pourrait se dire "tant mieux s'ils vendent de l’aluminium plus cher, ils vont faire plus d’argent". Pas nécessairement, parce que pour produire de l’aluminium, il faut que tu achètes des ressources naturelles et si tes ressources naturelles, tu les achètes 30 % plus cher et tu revends 20 % plus cher, eh bien, tu vas faire moins d’argent que tu en faisais avant, explique M. Morin.

Si l’offre est moindre que la demande, c’est toute la chaîne d’approvisionnement qui est touchée.

« Ce qui se passe présentement en Ukraine, c’est comme si sur tous vos biens de consommation, on venait de rajouter une taxe. »

— Une citation de  Serge Morin, conseiller principal en gestion de patrimoine à la Financière Banque Nationale

Si on pouvait mettre un nom à côté de cette taxe-là, je l’appellerais la taxe de l’incertitude parce qu’en ajoutant une incertitude sur tous les échanges commerciaux sur la planète, tous les joueurs vont être prêts à payer un peu plus cher, poursuit-il.

Selon Jean Simard et Serge Morin, la montée des prix, tous secteurs confondus, était déjà entamée entre autres en raison de la pandémie de COVID-19.

M. Morin estime que le scénario le plus probable est que la demande mondiale diminue face à cette inflation et que les prix baissent par la suite.

D'après les informations de Camille Lacroix-Villeneuve

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