•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Un homme devant les montagnes.

Éric Plourde a choisi le Yukon en 2016 et compte maintenant 25 employés sous son aile.

Photo : Avec la permission d'Éric Plourde

En cette Journée du patrimoine au Yukon, Radio-Canada est allée à la rencontre de deux Franco-Ontariens qui ont choisi de s’y établir.

Nos deux intervenants ont certes un point en commun : la ville minière de Timmins a été au cœur de la jeunesse de Marguerite Tölgyesi et d’Éric Plourde. La première y a vécu alors que son père travaillait à la mine Kidd Creek et le second a fait ses études à l’École secondaire catholique Thériault.

C’est une communauté de migration, tout le monde vient d’un peu partout. On se crée vraiment une famille parce que souvent nos familles sont au Québec, en Ontario ou au Nouveau-Brunswick. Notre isolement nous permet de tisser des liens vraiment forts en communauté, raconte Marguerite dans un appel vidéo de ce territoire nordique.

Un homme dans l'immense territoire du Yukon.

Éric Plourde pose fièrement en compagnie de son chien devant sa demeure à Fox Lake.

Photo : Avec la permission d'Éric Plourde

En grandissant, Éric Plourde associait Whitehorse au froid polaire. Il nous a fait une confidence sur sa ville adoptive. Tabarouette, c’est mieux à Whitehorse qu’à Moonbeam pis Timmins. Premièrement, il y a moins de neige, pis il fait moins frette.

En ce moment, c’est vraiment bizarre, on a comme un redoux ce mois-ci. Ce n’est pas normal, je dois dire, ajoute Marguerite Tölgyesi qui vit au Yukon depuis qu’elle a 14 ans.

Des occasions en or au Yukon

Dès son arrivée à Whitehorse, Marguerite Tölgyesi a multiplié ses engagements dans la communauté francophone.

Les occasions et les contacts l'ont guidée vers la présidence de la Fédération de la jeunesse canadienne-française, en septembre dernier.

Dans les petites communautés, il y a moins de compétition. Dans nos événements, il y a un nombre de jeunes par délégation. Souvent dans les territoires, il va y avoir moins de jeunes qui font une demande. Tu as plus de chances d’être choisi pour un événement que si tu étais en Alberta où il y a 50 personnes qui posent leur candidature et qu’ils en prennent juste 20.

Une jeune femme et son chien dans la forêt du Yukon.

Marguerite et son chien Keno dans la forêt yukonnaise.

Photo : Avec la permission de Marguerite Tölgyesi

Le son de cloche est le même pour l’ouvrier Éric Plourde qui habite aussi Fox Lake depuis six ans. Un essai qui devait durer trois mois aura finalement eu raison de lui.

À Ottawa, avec mes outils puis mes 25 ans d’expérience en menuiserie, je n’étais pas capable de faire plus que 25 $ de l’heure […] Je fais le double. J'arrête pas, c’est paf, paf, paf. C’est un condo après l’autre. C’est malade, je n’ai jamais vu de l’ouvrage de même et je fais de l’argent. Pourquoi je partirais d’ici?

Attiré par l’aventure du Yukon

Marguerite et Éric n’ont jamais le temps de s’ennuyer dans l’immense territoire qu’est le Yukon.

J’adore le camping l’été parce qu’il fait soleil tout le temps. L’hiver, c’est comme une autre vibe. Tu es toute cozy, tu es un peu comme un ours en hibernation. L’été, toute la population est plus énergique à cause du soleil. On est tout le temps dehors, les feux de camp, le canot, c’est vraiment une vibe différente. Le train de vie est beaucoup moins stressant, raconte Marguerite.

Quant à lui, Éric habite une ferme de Fox Lake, à 50 minutes de Whitehorse. La chasse fait partie de son quotidien.

Je chasse toute l’année. L’orignal est ouvert du mois d'août jusqu’au mois de décembre. Le bison, de novembre à avril, l’ours, d’avril à juin. J’ai manqué mon bison la semaine passée. J’ai aussi le droit à deux caribous par année.

Un homme avec véhicule tout-terrain.

La chasse fait partie du quotidien d'Éric.

Photo : Avec la permission d'Éric Plourde

En cette journée du patrimoine au Yukon, Marguerite conclut avec cette ode à l’immensité de son territoire.

Il y a cette grandeur, c’est tellement impressionnant le Yukon. C’est comme un rappel chaque jour que je suis humaine sur la terre et c’est la terre qui va gagner à la fin. C’est grand, c’est inexploré.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !