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Pas de remise en liberté pour Pat King, l’un des leaders du blocage d’Ottawa

King est emprisonné depuis son arrestation diffusée en direct à ses milliers d’abonnés le 18 février.

Une illustration de Pat King sur le banc des accusés, portant son masque sous la bouche.

Pat King a comparu devant le tribunal, mardi matin.

Photo : Laurie Foster-MacLeod

Patrick King, un des leaders du mouvement des camionneurs et manifestants antimesures sanitaires, surnommé le convoi de la liberté, restera détenu en attendant son procès.

Le juge Andrew Seymour, de la Cour de l’Ontario, a rendu sa décision vendredi après-midi, soulignant la forte probabilité que l'accusé récidive et des inquiétudes par rapport à la caution proposée par la défense.

L’homme de 44 ans, originaire de Red Deer, en Alberta, a été arrêté le 18 février. Il a filmé et diffusé son arrestation en direct sur ses réseaux sociaux.

L'homme sur une vidéo.

Une capture d'une vidéo de Pat King dans laquelle il profère des menaces à l’endroit de Justin Trudeau en novembre 2021 (archives).

Photo : Facebook/Pat King

Il fait face à des accusations de méfait, d'avoir conseillé de commettre un méfait, d'avoir conseillé de désobéir à une ordonnance du tribunal et d'avoir conseillé d'entraver le travail de la police.

Le juge Seymour s'est inquiété du risque que pose Pat King pour la sécurité du public s'il est libéré.

La preuve brosse le portrait de quelqu'un qui a clairement l'intention de poursuivre sa protestation et qui est indifférent aux conséquences, a déclaré le juge lors de sa décision.

Selon le juge Seymour, la preuve contre l'Albertain est accablante et prouve sa participation et son leadership dans le convoi de la liberté. Il a fait référence aux vidéos partagées par la Couronne dans lesquelles il encourage les manifestants à mentir à la police, à ne pas quitter le centre-ville ou les zones résidentielles malgré les ordres de la police ou du gouvernement et de désobéir aux ordonnances des tribunaux.

Le juge a aussi rejeté la caution et le plan de libération présentés par la défense lors de son audience de remise en liberté sous caution mardi.

Kerry Komix, une manifestante du convoi, a offert une caution de 50 000 $, soit environ la moitié de la valeur de sa maison, et d’assurer la surveillance de M. King tout en l’hébergeant chez elle, en Alberta.

La retraitée a dit connaître le leader du convoi depuis quatre semaines, dans le contexte du convoi de la liberté.

Selon le juge Seymour, la preuve a démontré que Mme Komix était impliquée dans l'organisation de la manifestation et qu'elle était fermement ancrée parmi les leaders. Il a également mis en doute la crédibilité de l'Albertaine à s'engager devant la justice en raison de sa participation dans le mouvement.Le tribunal prendrait un risque inacceptable s'il confiait la supervision de l'accusé à Mme Komix, a déclaré le juge.

Le tribunal a également interdit à Pat King d’entrer en contact avec d’autres organisateurs de la manifestation, soit Tamara Lich, Chris Barber, Benjamin Dichter, George Billings et Daniel Bulford.

L’accusé sera de retour en cour le 18 mars.

Lors de la séance, vendredi, la Couronne a tenté de rouvrir l’enquête sur remise en liberté de M. King, conclue mardi, en raison de preuves additionnelles. Cette rare requête a été rejetée par le juge Seymore.

Tamara Lich reste emprisonnée, Chris Barber libéré

Une autre organisatrice du blocage, Tamara Lich, n'a pas réussi à obtenir de remise en liberté mardi.

La femme albertaine est à l'origine de la campagne GoFundMe - maintenant suspendue -, qui a recueilli plus de 10 millions $ pour soutenir la manifestation à Ottawa.

Une femme entourée de deux policiers.

Tamara Lich, une des organisatrices du convoi de camionneurs, parle avec des policiers le 17 février 2022.

Photo : Reuters / Patrick Doyle

Elle a été arrêtée le 17 février près de la colline du Parlement.

Mme Lich est accusée d'avoir conseillé autrui de commettre un méfait. Sa prochaine audience est prévue pour le 2 mars, mais son avocat a annoncé que sa cliente prévoit faire appel de la décision du tribunal, soit de refuser sa remise en liberté sous caution.

Un autre organisateur, Chris Barber, a été quant à lui libéré sous caution le 18 février. Selon ses conditions de libération, il devait quitter la province dans les 24 heures suivantes.

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