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Des survivantes de pensionnats pour Autochtones en C.-B. se retrouvent après 45 ans

Une femme enveloppée dans une couverture.

Carol Smith, une survivante du pensionnat pour Autochtones de Kamloops, porte une couverture que son amie Robin Chapman lui a offerte.

Photo : Carol Smith

Radio-Canada

Après s'être rencontrées au pensionnat pour Autochtones de Kamloops lorsqu’elles étaient enfants, deux amies se retrouvent grâce aux réseaux sociaux après 45 ans.

C’est dans une période sombre de leur passé que Carol Smith et Robin Chapman se sont liées d’amitié. Âgées respectivement de 9 et 10 ans, à l’époque, toutes les deux ont traversé ensemble l’enfer des pensionnats pour Autochtones.

Nous avons vécu une période de notre vie qui était difficile. Nous avons vu des choses que de jeunes enfants n'auraient pas dû voir, explique Carol Smith.

Des décennies plus tard, cette survivante est toujours très reconnaissante envers son amie, qui l’a aidée à traverser les moments les plus difficiles.

Robin m'a toujours semblé tellement forte, comme si rien ne la dérangeait, alors elle m'a donné beaucoup de force à cette époque, explique-t-elle.

Réunies grâce aux réseaux sociaux

Après avoir passé quelques années au pensionnat de Kamloops, les deux amies ont continué à se voir occasionnellement, mais elles ont ensuite perdu contact.

Un jour, Robin Chapman a reconnu un visage familier sur les réseaux sociaux. Il s’agissait bien de son amie d’enfance, Carol Smith. Les deux femmes ont alors repris contact et se sont écrit régulièrement.

Les deux sexagénaires ne se sont toutefois pas encore vues en personne depuis la reprise de leur contact en ligne.

Je sens que je vais probablement pleurer quand je vais revoir Robin, reconnaît Carol Smith, qui vit maintenant à Merritt, en Colombie-Britannique.

Je pense que ce serait bien, pour nous, d'aller à Kamloops. Et nous irons nous promener autour de ce champ où nous nous sommes toujours promenées, poursuit-elle.

Le pensionnat pour Autochtones de Kamloops, en Colombie-Britannique.

Le pensionnat pour Autochtones de Kamloops, en Colombie-Britannique, a accueilli des milliers d'enfants autochtones de son ouverture, en 1890, à sa fermeture, en 1978.

Photo : CBC / Jonathan Castell

Un souvenir encore vif

Pour les deux amies, le souvenir du pensionnat est encore très douloureux.

Robin Smith se dit ébranlée par les récentes découvertes de sépultures autour de l’ancien pensionnat qu'elle a fréquenté à Kamloops.

Cet événement a eu aussi, selon elle, le mérite de montrer la vérité au grand public.

C'était un tel soulagement. Enfin, quelqu'un va nous entendre. Enfin quelqu'un va comprendre. Nous allons tous comprendre ce qui s’est passé exactement, conclut Robin Smith.

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