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Qui prendra le leadership dans la crise ukrainienne?

M. Biden s'adresse à un journaliste.

Le président Joe Biden lors d'une conférence de presse sur l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février 2022

Photo : Getty Images / BRENDAN SMIALOWSKI

Radio-Canada

Au lendemain de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les capitales occidentales dénoncent fermement l'agression du président russe. On annonce des sanctions de grande ampleur pour punir cette incursion « barbare ».

En conférence de presse à la Maison-Blanche, le président américain, Joe Biden, a pris un ton très ferme pour dénoncer l’agression russe et tenté de présenter un front occidental uni.

« L'agression de Poutine contre l'Ukraine finira par coûter cher à la Russie. Poutine sera un paria sur la scène internationale. »

— Une citation de  Joe Biden, président des États-Unis

Les nouvelles sanctions visent les banques, les élites et les exportations russes.

À moyen terme cependant, l’issue ne peut être que diplomatique, souligne Geneviève Tellier, professeure à l’Université d’Ottawa, en entrevue à ICI RDI. On peut juste sortir de cette crise par le dialogue, affirme Mme Tellier, qui doute de l’efficacité des sanctions économiques, aussi douloureuses soient-elles, pour restreindre la Russie.

Il faudra éventuellement s’entendre avec M. Poutine, croit Mme Tellier, qui déplore l’absence d’une figure forte, comme celle de l’ex-chancelière allemande Angela Merkel, qui pourrait parler au nom des Européens.

Les regards se tournent vers le président américain, l’interlocuteur choisi par Vladimir Poutine depuis le début de la crise. Joe Biden est-il l’homme de la situation?

Il sera à la hauteur, estime Julien Tourreille, chercheur à l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Le président Biden est tout à fait apte à tenir tête à Vladimir Poutine, souligne-t-il.

« Joe Biden est quelqu’un qui a une grande expérience des dossiers internationaux, qui sait se préparer, qui connaît les conséquences, la signification de ce type d’événement et qui peut donc y répondre adéquatement. »

— Une citation de  Julien Tourreille, chercheur à la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM

Ayant appris des erreurs commises lors du retrait de l'Afghanistan, il a pris le temps cette fois de bien expliquer aux Américains la gravité de la situation et l'importance de demeurer présents en Europe au sein de l'OTAN.

Front commun

Divisés jusqu’à tout récemment sur la question ukrainienne, les Européens tentent maintenant de présenter un front uni. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a soutenu qu’il s’agissait d’une attaque barbare à laquelle les États membres répondraient avec des sanctions massives.

L’Allemagne, frileuse au départ, a annoncé au début de la semaine sa décision de suspendre l’autorisation du gazoduc Nord Stream 2 reliant l’Europe à la Russie. L'invasion de l’Ukraine est une violation éclatante du droit international qui remet en cause la paix en Europe, a déclaré le chancelier allemand Olaf Scholz.

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a lui aussi condamné les événements et qualifié le président russe de dictateur. Il a dévoilé de nouvelles mesures contre les banques et l’élite russe installée à Londres.

La seule note discordante est venue de la Chine, dont le ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, a dit comprendre les préoccupations raisonnables de la Russie en matière de sécurité.

Mercredi, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, avait déclaré que les sanctions ne sont jamais un moyen fondamental et efficace de résoudre le problème, et avait qualifié les sanctions unilatérales d’illégales.

L’invasion russe de l’Ukraine montre cependant les limites de la diplomatie internationale, observe Bob Rae, ambassadeur du Canada à l’Organisation des Nations unies, à l’émission Midi info. Il sera difficile de reprendre les contacts avec la Russie, dans la mesure où il n’y a pas de confiance entre les autres pays et la Russie.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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