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Archives

Boucar Diouf, un trait d’union entre l’Afrique et le Québec

Le visage souriant de Boucar Diouf.

Le téléjournal, 9 mars 2018

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Humoriste, animateur, enseignant, océanographe et maître des mots, Boucar Diouf partage avec nous ses connaissances scientifiques et sa sagesse africaine depuis plus de 15 ans. Par nos archives, découvrez le parcours de ce conteur hors du commun.

Cinquième d’une famille de neuf enfants, Boucar Diouf naît le 26 mai 1965 au Sénégal. Détenteur d’une maîtrise en biologie de l’Université de Dakar, il arrive au Québec en 1991.

Il obtient son doctorat en océanographie de l’Université du Québec à Rimouski en 1999. Sa thèse porte sur l’adaptation des éperlans au froid.

Le 11 septembre 2004, à l’émission Le territoire de l’autre, Pascal Evans réalise un portrait de Boucar Diouf qui nous le montre chez lui, à Rimouski, où il enseigne de 1998 à 2006.

Entrevue avec Boucar Diouf qui raconte son immigration du Sénégal à Rimouski et son adaptation à sa nouvelle culture. Réalisation : Pascal Evans

Sur des images de l’estuaire du Saint-Laurent qui défilent au son de la musique africaine, Boucar Diouf raconte son adaptation à sa nouvelle culture. Le métissage est réussi.

Parce qu’il fait de petites capsules humoristiques obtenant beaucoup de succès dans ses cours, ses étudiants lui enjoindront un jour de tenter sa chance en humour.

« Mes étudiants m’ont dit : Boucar, il y a les auditions du festival Juste pour rire, il faut que tu les fasses. Les étudiants m’ont forcé la main, j’y suis allé et j’ai gagné les auditions du festival. »

— Une citation de  Boucar Diouf

Comme l’explique l’humoriste d’origine sérère, même si l’immigrant doit renoncer à quelque chose, il gagne une liberté. Chez lui, au Sénégal, il lui aurait été impossible de pratiquer les arts de la scène, qui sont réservés aux griots.

Après la réussite des auditions du festival Juste pour rire, tout s’enchaînera pour le Rimouskois d’adoption.

On le verra notamment comme chroniqueur à l’émission La fosse aux lionnes (Radio-Canada), à Bazzo (Télé-Québec), et il animera les émissions Africologie (TV5), Drôle de culture (TV5) et Océania (Explora).

Durant six années, il animera en compagnie de Francis Reddy l’émission Des kiwis et des hommes.

Le 20 juillet 2005, il est invité à l’émission pour la toute première fois. Vincent Graton en est alors le coanimateur.

Les animateurs Francis Reddy et Vincent Graton reçoivent Boucar Diouf à leur émission qui leur parle de son parcours.

La rencontre est ponctuée de rires et d’étonnement. Boucar Diouf y raconte son parcours atypique. Il explique qu’à son arrivée, le choc thermique a été beaucoup plus intense que le choc culturel.

La diversité et les échanges culturels sont des thèmes qu’il chérit beaucoup. Ses deux premiers spectacles, D’hiver cités et l'Africassé-e, en témoignent.

Le rire est une façon pour lui d’entrer en contact avec les gens. L’entrevue se termine par un moment délirant où Boucar Diouf entonne une chanson à répondre de son cru avec des membres de l’équipe et des invités sur le plateau, dont Chantal Lamarre et Joël Legendre.

À la radio, Boucar Diouf anime plusieurs émissions à la Première chaîne de Radio-Canada. Le 10 mai 2014 débute l’émission radiophonique La nature selon Boucar.

Visage souriant de Boucar Diouf.

L'humoriste et conteur Boucar Diouf, co-animateur de la semaine à l'émission « Pénélope McQuade » le 28 août 2013.

Photo : Radio-Canada

Avec son sens de l'humour et ses connaissances sur la biodiversité, l’animateur s'inspire de la nature pour mieux comprendre les rapports entre les humains.

Toujours passionné par l’enseignement et la vulgarisation scientifique, le biologiste aborde des sujets en apparence complexes avec des images simples. L'émission est enregistrée en public à l'Espace La Fontaine.

Amoureux de la langue française et auteur prolifique, Boucar Diouf a publié une douzaine d’ouvrages.

Le 9 mars 2018, alors qu’il est à l’aube de présenter son quatrième spectacle d’humour, Magtogoek ou le chemin qui marche, portant sur l’histoire du fleuve Saint-Laurent, le journaliste Louis-Philippe Ouimet s’entretient avec lui pour le Téléjournal.

Le journaliste Louis-Philippe Ouimet s’entretient avec l’humoriste et animateur Boucar Diouf. Les sujets abordés sont : la fameuse palourde royale, son grand-père, ses visites en Afrique, sa famille et ses enfants. Le bulletin de nouvelles est animé par Pascal Nadeau.

Il est question du fameux fou rire provoqué par la palourde royale à l’émission Des Kiwis et les hommes du 21 mai 2010 dont on lui parle encore souvent. Un classique de nos archives.

Il aborde sa relation avec l’Afrique qui demeure chère à son cœur et où il retourne à l’occasion avec ses enfants et sa conjointe originaire de Matane.

Le journaliste lui demande également si son grand-père, auquel il fait référence très souvent dans ses spectacles en lui prêtant une sagesse proverbiale, existe vraiment et s’il est plus grand que nature.

« Oui il existait, mais je l’ai embelli beaucoup, mon grand-père. C’est un composite. J’ai rassemblé dans un grand-père archétype tous les gens qui ont influencé ma soif de verbe et ça comprend des gens que j’ai côtoyés au Québec aussi. »

— Une citation de  Boucar Diouf
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