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Mission accomplie pour le premier salon Fourchette bleue

Des kiosques du salon Fourchette bleue et des personnes qui se parlent.

Des intervenants demandent déjà un deuxième salon l'année prochaine.

Photo : Radio-Canada

Le premier salon Fourchette bleue, qui s’est terminé mercredi à Rivière-du-Loup, a été couronné de succès, selon l’organisation et plusieurs intervenants rencontrés sur place.

Sandra Gauthier, directrice d’Exploramer et organisatrice du salon, se dit très satisfaite de la réponse du milieu et du nombre d’intervenants présents, compte tenu du peu de temps pour préparer l’événement.

On a eu deux semaines pour organiser cet événement depuis l’annonce de l’allègement des restrictions sanitaires. Avec tout ça en place, on était très heureux de juste tenir l’événement, explique-t-elle.

Elle ajoute aussi être fière de la grande diversité des espèces marines qui étaient présentées au salon. On pouvait trouver toutes les espèces marines du Saint-Laurent qu’on met en valeur. Il n’y avait pas une espèce qu’il n’était pas possible d’acheter, hier.

Sandra Gauthier face à la caméra.

Sandra Gauthier, directrice d'Exploramer et organisatrice du salon Fourchette bleue.

Photo : Radio-Canada

Des acheteurs de régions comme Montréal, l'Abitibi ou encore le Centre-du-Québec ont fait le déplacement jusqu’à Rivière-du-Loup, et ce, malgré une tempête de neige qui s’abattait sur la province.

C’est ma plus grande fierté, indique Sandra Gauthier, de dire qu’on suscite l’intérêt malgré le déplacement pour un produit du Saint-Laurent, que je considère être le plus haut de gamme. Les gens l’ont compris, ils sont prêts à faire des kilomètres pour les acquérir.

« Le mot phare, c’est la mise en relation. »

— Une citation de  Sandra Gauthier, organisatrice du salon Fourchette bleue

Les quelque 160 producteurs de fruits de mer, transformateurs, restaurateurs et autres acteurs du milieu qui ont participé à l’événement ont témoigné avoir pu tisser de nouveaux liens d'affaires sur place.

Pour Danielle Quirion, spécialiste protéines chez Service alimentaire Gordon, un distributeur alimentaire de Montréal, le salon Fourchette bleue est un franc succès qui lui permettra de développer de nouveaux partenariats.

J’ai plein de suivis à faire de mon côté, autant avec des clients, avec des restaurateurs qu’avec des transformateurs. Je pense qu’il y a plein de belles opportunités qui ont été ouvertes, raconte-t-elle, très enthousiaste.

Danielle Quirion face à la caméra lors du salon Fourchette bleue

Pour Danielle Quirion, spécialiste protéines chez Service alimentaire Gordon, l'événement est un franc succès.

Photo : Radio-Canada

Selon elle, tous les maillons de la chaîne ressortent gagnants d’un tel événement.

Je pense que c’est une porte qu’on vient d’ouvrir pour plein de petits transformateurs, de petits producteurs locaux qui n’ont pas accès à un grand réseau de distribution et qui essayent tous de s’organiser du mieux qu’ils peuvent, explique-t-elle.

De son côté, l’industriel Jean Bérubé, président et chef de la direction de Fruits de mer Madeleine, a trouvé intéressant de pouvoir rencontrer les acteurs du milieu.

Il constate la forte demande locale pour ses produits, qui sont en très grande partie exportés. Il ne ferme pas la porte à répondre à cette demande. On vient nous rencontrer, on nous demande si on peut fournir localement. On voit que la demande est là, maintenant il faut voir au niveau stratégique comment nous pouvons répondre à ça, compte tenu de notre modèle d’affaires actuel, explique-t-il.

La pêcheuse Julie Gauthier, présidente des Pêcheries Charlevoix, une petite entreprise familiale de pêche ancestrale, souligne l’importance de rencontrer des collègues qui partagent les mêmes préoccupations et réalités qu'elle.

On pense parfois être seuls dans nos problématiques, et ce dont on se rend compte en discutant avec les gens ici, c'est qu'on est quand même plusieurs personnes qui rencontrent des problématiques de distribution, des défis qui nous sont lancés par le MAPAQ et le MPO, raconte-t-elle.

« C’est un salon qui doit revenir annuellement pour qu’on fortifie tous ensemble la mise en marché des produits d’ici. »

— Une citation de  Julie Gauthier, présidente des Pêcheries Charlevoix
Julie Gauthier, présidente des Pêcheries Charlevoix, face à la caméra.

Julie Gauthier, présidente des Pêcheries Charlevoix estime que ce genre d'événement permet de partager ses préoccupations avec d'autres partenaires de l'industrie.

Photo : Radio-Canada

Sandra Gauthier confirme recevoir déjà des demandes pour organiser un deuxième salon Fourchette bleue en 2023.

Il y a beaucoup de gens qui étaient là comme observateurs, des gens qui ont des usines, des entreprises de transformation, qui n’ont pas voulu avoir un kiosque pour la première édition et qui sont venus me dire : "L’année prochaine, garde-moi un kiosque!", explique-t-elle.

Danielle Quirion, de Service alimentaire Gordon, abonde dans ce sens. Un second salon est nécessaire pour continuer sur cette lancée. On a ouvert un canal de communication qui va être très intéressant et efficace, explique-t-elle.

La directrice d’Exploramer compte laisser décanter le premier salon et en tirer un bilan avant de décider de la tenue d'un deuxième salon Fourchette bleue.

Avec la collaboration de Patrick Bergeron et Fabienne Tercaefs

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