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Naufrage du Villa de Pitanxo : le rapatriement des corps vers le Pérou se fait attendre

Un bateau blanc décoré aux couleurs du drapeau de l'Espagne.

Le Villa de Pitanxo, un chalutier espagnol, a sombré le 15 février au large de Terre-Neuve.

Photo : Associated Press / Ministère espagnol des Pêches

Les dépouilles de quatre pêcheurs morts au large de Terre-Neuve ne seront pas rapatriées au Pérou avant la semaine prochaine.

Le 15 février, le chalutier espagnol Villa de Pitanxo a coulé dans les Grands Bancs à 460 km à l’est de Terre-Neuve. Trois pêcheurs ont survécu. Neuf corps ont été retrouvés et douze autres marins sont présumés noyés.

Lundi, les survivants et les dépouilles de quatre Espagnols et d’un Ghanéen ont été transportés par un avion militaire vers Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne.

Mais Evelyn Miyagui, consule générale du Pérou à Montréal, explique que son pays ne dispose pas des mêmes moyens et que les corps des victimes péruviennes devront être transportés par une compagnie aérienne commerciale.

« Le gouvernement espagnol a décidé d’envoyer un avion. Dans notre cas, ce n’est pas une possibilité. Nous sommes très au courant que les familles sont angoissées et qu’ils veulent rapatrier les corps de leurs proches aussitôt que possible. »

— Une citation de  Evelyn Miyagui, consule générale du Pérou à Montréal

Le journal espagnol La Voz de Galicia a rapporté (Nouvelle fenêtre) mardi qu’il y a eu une éclosion de COVID-19 sur le chalutier avant le naufrage et que les dépouilles des Péruviens avaient été mises en quarantaine.

C’est plutôt à cause des procédures administratives, explique Evelyn Miyagui. Nous essayons de gérer toute la paperasse le plus rapidement possible et de travailler avec le transporteur et la maison funéraire pour payer tous les coûts liés au rapatriement des corps.

Un vol tôt la semaine prochaine?

Mme Miyagui indique que le gouvernement péruvien paie les frais d’expédition des dépouilles, en notant que ces pêcheurs étaient le gagne-pain de la famille et on veut les aider.

Nous essayons très fort d'organiser un vol pour tôt la semaine prochaine, affirme-t-elle.

L’opération de recherche et de sauvetage n'a duré que 36 heures. Les familles des victimes en Galice, dans le nord-ouest de l’Espagne, avaient demandé au gouvernement canadien de reprendre les recherches, mais en raison des conditions en mer, il était pratiquement impossible de retrouver les victimes.

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