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Des enseignants en Ontario s’opposent à la fin du masque à l’école

Un élève portant un masque se retourne vers un autre élève dans une salle de classe.

L'Ontario n'a pas pris de décision quant à la levée de l'obligation de porter un masque en classe.

Photo : AFP/Getty Images/Martin Bureau

La Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO) affirme qu'il est trop tôt pour enlever les masques dans les écoles.

La levée prématurée de l'obligation de porter le masque pourrait perturber davantage l'apprentissage en personne et avoir un impact négatif sur la santé et la sécurité des membres de la FEEO, des élèves et de leur famille, soutient le syndicat anglophone.

Le Québec a annoncé cette semaine que les élèves n'auraient plus à porter le masque en classe à partir du 7 ou du 14 mars, selon les régions.

En Ontario, le gouvernement Ford dit n'avoir pris aucune décision à ce sujet.

Le médecin hygiéniste de l'Ontario a déclaré jeudi que les consultations au sujet du masque à l'école sont commencées. Des discussions auront lieu avec les conseils scolaires, les parents et les ministères.

Si la directive est levée dans les endroits publics [à l'intérieur et à l'extérieur quand la distance peut-être maintenue], nous prévoyons de le faire en même temps dans les écoles, a expliqué le Dr Kieran Moore. Si vous l'annulez dans les installations de loisirs et les autres établissements, c'est juste logique de le faire en même temps dans le secteur de l'éducation.

La Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario appelle le gouvernement à écouter la santé publique et la science.

« Les Ontariens méritent de la stabilité et de la sécurité, pas encore plus de chaos. »

— Une citation de  David Mastin, premier vice-président, Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario

L'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO) est plus nuancée.

« Nous ne pouvons pas émettre d'opinion sur la question comme ça ne concerne que le Québec, mais nous surveillerons les intentions du gouvernement ontarien sur cette question et sur les autres mesures de sécurité qui concernent les lieux de travail de nos membres de près, selon l'évolution de la situation et les recommandations des experts reconnus en la matière. »

— Une citation de  Rémi Sabourin, porte-parole de l'AEFO

La Fédération des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO) dit espérer que le gouvernement va suivre la science et accorder la priorité à la santé et à la sécurité de tous les élèves et du personnel des écoles ontariennes.

Nous sommes en faveur de ce que les experts et les scientifiques jugent être la meilleure option, dit la présidente du syndicat, Karen Littlewood, sans donner plus de détails.

L'Association des enseignants catholiques anglophones de l'Ontario n'a pas répondu à notre demande de commentaire.

Nombre d'experts s'opposent à la fin du masque dans les lieux publics, soutenant que cela pourrait mener à une résurgence des cas de COVID-19.

Masque plus longtemps à l'école?

Le Dr Moore a indiqué il y a une semaine qu'il se pencherait à la mi-mars sur la possibilité d'abolir la directive quant au port obligatoire du masque dans les lieux publics, sans parler spécifiquement des écoles.

Par le passé, il a affirmé que le couvre-visage pourrait être maintenu plus longtemps dans les écoles que dans les autres lieux publics, en raison du plus faible taux de vaccination chez les enfants.

À l'heure actuelle, environ 90 % des 12 à 17 ans ont reçu deux doses de vaccin contre la COVID-19. Toutefois, chez les 5 à 11 ans, seulement 54,4 % ont eu au moins une dose et à peine 26,5 %, deux doses.

Réactions

Le président du groupe ontarien Parents partenaires en éducation, Paul Baril, note qu'au Québec, les élèves devront continuer à porter le masque lorsqu'ils se déplacent dans les corridors de l'école, par exemple, mais pas une fois assis à leur pupitre.

Il compare la situation à la pratique dans les restaurants.

« S'ils peuvent le faire dans les restaurants, pourquoi pas en salle de classe aussi. »

— Une citation de  Paul Baril, président du groupe Parents partenaires en éducation

Il ajoute que les parents qui désirent que leur enfant continue à porter un masque en classe auraient le choix de le faire.

Le maire de Brampton, Patrick Brown, est en faveur de la fin du masque en classe, mais pas sa collègue à Mississauga, Bonnie Crombie, qui affirme qu'on n'est pas rendus là.

« Le risque est plus faible chez les enfants et leurs symptômes sont plus modérés, mais il y a des exceptions. Il faut continuer à être très prudents. »

— Une citation de  Bonnie Crombie, mairesse de Mississauga

Le médecin hygiéniste de la région de Peel, le Dr Lawrence Loh, dit privilégier une approche provinciale sur le masque à l'école. Il attend des nouvelles des autorités ontariennes à ce sujet.

De son côté, le Dr Hugues Loemba, virologue et clinicien à l'Hôpital Montfort d'Ottawa, pense que l'Ontario a assez de marge de manoeuvre avec la baisse des infections et la vaccination pour abandonner le masque en classe comme au Québec.

« Il y a des effets pervers [du masque] sur la santé mentale des jeunes et ils n'ont pas les mêmes facteurs de risque que les personnes plus âgées.  »

— Une citation de  Dr Hugues Loemba, virologue

Le Dr Loemba affirme toutefois qu'il faut garder un oeil sur le nouveau sous-variant d'Omicron, BA.2, qui a causé une flambée des infections au Danemark.

Avec des renseignements fournis par Myriam Eddahia et Anne-Marie Trickey

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