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La pandémie a nui aux dons d’organes, la liste d’attente s’allonge

Un policier transporte des organes.

Au Québec, 900 personnes attendent un don d'organe.

Photo : Radio-Canada

Il y a près de 900 personnes en attente d’une greffe au Québec en 2021. En Mauricie-Centre-du-Québec, 39 personnes attendent un organe qui pourra améliorer ou sauver leur vie.

Le directeur général de Transplant Québec, Louis Beaulieu, concède qu’en général il y a toujours plus de gens en attente que de donneurs. Mais, selon lui, la pandémie a joué un rôle dans cette statistique.

En entrevue à l’émission En direct, il expliquait que la fermeture complète des programmes de transplantation rénale pendant trois mois en 2020 a eu des impacts importants. Les 20 à 25 patients qu’on transplantait à chaque mois sont demeurés sur la liste d’attente. Certains ont été transplantés, d’autres se sont ajoutés.

Le référencement aussi pointé du doigt

Le directeur général relève que le niveau d’activité relié à la pandémie dans les soins intensifs et les urgences lui laisse penser que des donneurs potentiels ont échappé à l’attention de Transplant Québec. Je regardais les chiffres pour les taux de références pour la Mauricie et le Centre-du-Québec, c’est clair qu’avec 6,4 par 100 000 habitants on peut faire mieux. On peut faire mieux en améliorant la formation des professionnels et en organisant mieux des soins et des services autour du don d'organes dans les hôpitaux de la région.

Moderniser la loi

Même s’il y a eu une dizaine de personnes de plus de transplantées en 2021 comparativement à 2020, le taux de référencement est nettement inférieur au Québec par rapport à celui de l'Ontario. En Ontario, on a plus de 5000 références pour le don d’organes. Au Québec, on en a eu 724. On devrait avoir 3500 références au Québec.

Louis Beaulieu croit qu’il est nécessaire de moderniser la loi sur le don d’organes : Actuellement elle est très mince, il y a très peu d’articles qui parlent de ça, et c’est dispersé à travers plusieurs lois.

Un chirurgien place dans une glacière un sac contenant un rein qui vient d'être prélevé.

Un chirurgien prélève un rein dans un hôpital.

Photo : Reuters / Fabrizio Bensch

Une vaste consultation

Il en appelle aussi à une discussion citoyenne à ce sujet. Doit-on adopter le modèle du consentement présumé, c'est-à-dire que tout citoyen est donneur à moins d’exprimer une volonté contraire, ou conserver le modèle de consentement actuel?

« Quand on regarde des pays performants comme les États-Unis ou l’Espagne, ils ont deux modèles de consentement différents, mais ils ont à peu près le même niveau de succès en termes de donneurs par million. Donc, ça m’apparaît pas comme la variable déterminante. »

— Une citation de  Louis Beaulieu, directeur général de Transplant Québec

Il croit nécessaire de tenir une conversation publique élargie sur ce sujet, mais aussi sur la place qu’on doit donner à la famille dans le processus de dons d’organes : Malheureusement, il y a encore beaucoup de familles qui refusent le don pour leur proche.

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