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Montréal vers une sortie de la cinquième vague

Deux femmes assises à une table devant des journalistes.

Les autorités sanitaires de Montréal ont fait le point sur la situation sanitaire dans la métropole.

Photo : Radio-Canada

La situation épidémiologique dans le Grand Montréal continue de s’améliorer, si bien que l’ensemble des indicateurs suivent « une pente descendante » depuis maintenant cinq semaines, selon la santé publique. Le fait que plus d’un million de personnes auraient été infectées par la COVID-19 pendant la cinquième vague n’y serait pas étranger.

Au moment où la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) du Québec annonce que le port du masque en continu au travail ne sera finalement plus obligatoire à compter du 28 février dans la province, les autorités sanitaires de la métropole ont tenu à faire le point mercredi matin.

Participaient à cette première conférence de presse depuis le reconfinement de la fin décembre la directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, et Sonia Bélanger, PDG du CIUSSS du Centre-Sud de Montréal.

Présidente du centre de commandement montréalais sur la COVID-19, Mme Bélanger a affirmé que la région se dirigeait vers la fin de la cinquième vague. Elle a indiqué que le pic a été atteint vers le 10 janvier et que près de 1,2 million d’individus auraient contracté le virus pendant cette vague, ce qui a contribué à accroître le nombre de personnes immunisées.

À ses côtés, Mylène Drouin a fait savoir que la couverture vaccinale comprenant trois doses pour la population vulnérable des 70 ans s’élève à près 84 % actuellement sur l'île. On compte 850 000 Montréalais qui ont reçu leur dose de rappel.

Malgré le nombre record d’hospitalisations en janvier, celles-ci ont pris une forme moins sévère que pendant les vagues précédentes. Au cours de la dernière vague, un total de 3588 Montréalais ont été hospitalisés, dont 500 pendant la dernière semaine. On recense neuf décès dans la dernière semaine.

Le taux de taux positivité est aussi en baisse, s’établissant à 7 % sur le territoire. La baisse est plus rapide à Montréal comparativement à d’autres régions, parce que la vague du variant Omicron a frappé plus tôt avec une forte ampleur.

Par surcroît, les éclosions du coronavirus sont moins actives. C’est le cas en milieu scolaire, où les indicateurs liés à l’absentéisme des enfants, des enseignants et du personnel sont tous à la baisse.

Début de la transition

Néanmoins, la Dre Mylène Drouin insiste sur le fait que le virus circule encore et que nous ne sommes pas à l’abri de nouveaux variants. Elle explique que nous sommes présentement dans une période de transition qui va nous conduire vers le retour à la normalité.

Mylène Drouin parle assise à la table de presse.

La directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin.

Photo : Radio-Canada

Elle signale que vivre avec le virus ne se traduit pas de la même façon d’une personne à l’autre. On n’est pas tous au même niveau dans cette phase de transition et la perception de ce que représente le risque d’enlever certaines mesures, avise-t-elle.

Elle reconnaît que la cinquième vague est venue accentuer la fatigue pandémique, mais elle invite la population à faire preuve de solidarité, à respecter le rythme des autres et à être à leur écoute pendant ce déconfinement.

« Il va falloir être très bienveillant avec les gens qui nous entourent dans les différents milieux de vie qu’on fréquente. »

— Une citation de  Dre Mylène Drouin

La Dre Drouin rappelle l’importance de maintenir certains comportements comme le port du masque, la distanciation physique et le lavage des mains, d’autant plus que la période active des virus respiratoires n’est pas encore terminée.

Réduction du délestage

Sonia Bélanger a de son côté admis que le variant Omicron a forcé le réseau de la santé à procéder à du délestage. Pendant la période des Fêtes, dit-elle, jusqu’à 20 000 employés se sont absentés certains jours en raison du coronavirus.

Sonia Bélanger parle assise à la table de presse.

Sonia Bélanger est PDG du CIUSSS du Centre-Sud de Montréal.

Photo : Radio-Canada

Mais les choses s’améliorent, a-t-elle assuré. Le délestage à Montréal se situe aujourd’hui au niveau 3, ce qui signifie que le réseau de la santé est en mode reprise de ses activités sur le plan de ses blocs chirurgicaux, des services de diagnostic et des cliniques externes. Par exemple, l’utilisation des salles des blocs opératoires grimpe en ce moment à 86 % des capacités.

Par contre, les listes d’attente demeurent bien engorgées. On compte environ 45 000 personnes en attente d’une chirurgie à Montréal, dont 15 000 depuis plus d’un an.

« Notre cible va être de la réduire de moitié d’ici avril 2023. Donc, on espère arriver à 27 000, 28 000 personnes en attente pour le 1er avril 2023. »

— Une citation de  Sonia Bélanger, PDG du CIUSSS du Centre-Sud de Montréal

Elle précise que cela concerne les chirurgies qui ne sont pas vitales dans l’immédiat, soit par exemple l’ophtalmologie ou l’orthopédie. Les traitements pour un cancer, a-t-elle fait remarquer, ne sont pas affectés. Dans un an, elle estime que le système de soins va être capable d’opérer tout le monde en six mois.

Accès aux médecins de famille

Par ailleurs, Mme Bélanger a indiqué que Montréal se prépare, comme l’a fait la région de l’Estrie, à mettre en place des guichets d’accès pour la clientèle sans médecin de famille. Elle le fera de façon progressive dans chaque CIUSSS à partir d’avril pour une mise en œuvre complète en septembre prochain.

Ces guichets auront pour mission de continuer et de compléter l’inscription des usagers aux médecins de famille. Pour les personnes qui ont besoin de soins […] il sera possible de voir d’autres professionnels de la santé dans l’espace de 48 heures.

La directrice soutient que 200 000 noms sont inscrits en ce moment sur la liste d’attente à Montréal, mais qu’en réalité 400 000 personnes n’ont pas de médecin de famille.

L’initiative vise à donner beaucoup plus de place aux infirmières qui ont la capacité et les compétences pour faire du suivi de clientèle et faire plusieurs interventions. On veut enrichir le rôle des infirmières, des infirmières cliniciennes, mais aussi […] des infirmières en pratique spécialisée, a-t-elle ajouté.

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