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Trois millions de Québécois auraient contracté la COVID-19 jusqu’ici

Une couple marchant main dans la main près d'un centre de vaccination contre la COVID-19.

De nouvelles données indiquent que la cinquième vague de COVID-19 a infecté plus de Québécois qu'on l'aurait cru.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

La cinquième vague, marquée par la propagation rapide du variant Omicron, « a été plus forte qu'anticipée » : il est même probable qu'environ une personne sur trois a été infectée par la COVID-19 depuis le début de la pandémie au Québec, a fait savoir mercredi après-midi le Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique par intérim.

Alors qu'on croyait, il y a deux semaines, qu'environ deux millions de Québécois avaient contracté la maladie jusqu'à maintenant, de nouvelles données permettent de croire qu'on s'approche ou qu'on a atteint le cap des trois millions de cas, a-t-il indiqué en conférence de presse.

Un exercice de surveillance mené par une équipe du CHU Sainte-Justine, dont les résultats ont été dévoilés mercredi (Nouvelle fenêtre), permet en outre de constater que probablement entre 35 % 40 % auraient été en contact avec la COVID-19 dans les derniers mois, a mentionné le Dr Boileau.

Cela dit, l'immunité collective est encore loin d'être acquise, a prévenu le directeur national de santé publique par intérim. En fait, elle ne sera peut-être jamais atteinte, dans la mesure où la protection générée par le virus et le vaccin semble diminuer avec le temps, a-t-il ajouté.

« On s'approche d'une immunité qui croît avec la contagion de l'Omicron et [avec] la vaccination chez les gens qui veulent bien en bénéficier, [mais] est-ce qu'on arrive à une situation où il y a une immunité collective dans les prochaines journées ou semaines? Non. Le virus continue à circuler. »

— Une citation de  Le Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique

Le Dr Boileau a par ailleurs confirmé mercredi avoir recommandé à Québec de permettre aux élèves du primaire et du secondaire de ne plus porter le masque lorsqu'ils sont assis en classe à compter de leur retour de la semaine de relâche – une mesure annoncée la veille par le gouvernement Legault.

Nous sommes rendus à une étape où le bénéfice est rendu moins grand que les risques qui y sont associés, a-t-il expliqué, alors que nous savons qu'il y a des bénéfices à ne pas porter le masque en classe pour la socialisation et les aptitudes d'apprentissage, notamment pour les enfants qui ont des troubles de langage.

Toutefois, les élèves devront continuer à porter le masque à l'occasion de certaines activités, les déplacements dans l'école et le transport scolaire, par exemple.

Un plan de désescalade du port du masque en préparation

Un calendrier pour les étapes subséquentes est en train d'être mis en place, a fait savoir la conseillère médicale stratégique principale Marie-France Raynault, qui accompagnait le Dr Boileau mercredi.

On travaille à un plan de désescalade du port du masque, a-t-elle confirmé, ajoutant que ce plan sera ajusté en fonction de la capacité hospitalière du Québec.

Déjà, mercredi, la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a fait savoir que le port du masque en continu au travail ne sera finalement plus obligatoire à compter du 28 février si la distance de deux mètres est maintenue ou s'il y a une barrière physique entre les personnes.

Pour ce qui est des lieux publics et des transports en commun, par contre, on peut s'attendre à ce que ce soit les derniers endroits où le masque sera enlevé, a prévenu la Dre Raynault.

Le directeur de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau, durant une conférence de presse.

Même si « tout va dans le bon sens » et si les hospitalisations diminuent, il faudra probablement plusieurs semaines avant que le Québec soit bel et bien sorti de la vague Omicron, a prévenu le Dr Boileau.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Le Dr Boileau avertit d'ailleurs que la cinquième vague n'est pas terminée. Bien qu'en baisse, le nombre d'hospitalisations actuel correspond au pic de la deuxième vague pandémique, a-t-il illustré mercredi.

Aussi, il ne faut pas qu'on lâche tout d'un seul coup, et le masque demeure un outil très efficace pour lutter contre la propagation du virus, a fait valoir le directeur national de santé publique.

Diminution des hospitalisations

Le nombre d'hospitalisations liées à la COVID-19 devrait continuer à diminuer dans les deux prochaines semaines pour atteindre la barre des 1200 lits occupés, selon les nouvelles prévisions de l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS), publiées mercredi.

Si celles-ci se concrétisent, le système de santé pourrait redescendre à un niveau 3 de délestage.

L'institut se base sur les données allant jusqu'au 18 février. À cette date, les admissions à l'hôpital liées à la COVID-19 étaient en baisse depuis pas moins de cinq semaines .

Les 634 nouvelles admissions de cette semaine étaient en effet bien moindres que les 903 de la semaine précédente ou que les 2310 observées au plus fort de la vague Omicron.

Il faut aussi se rappeler qu'environ 50 % des lits COVID-19 ordinaires et 30 % de ceux aux soins intensifs sont occupés par des patients hospitalisés pour d'autres raisons.

L'INESSS a prévenu mercredi qu'aucune prédiction ne peut être complètement certaine et que les allègements des mesures sanitaires récemment annoncés par le gouvernement pourraient influencer ses prédictions.

Mais en conférence de presse, le Dr Boileau a déclaré que, malgré la levée des mesures sanitaires, la santé publique n'anticipait pas de recrudescence de cas à court terme.

Nous ne croyons pas qu'il y ait, avec l'Omicron actuellement, une nouvelle vague, a-t-il dit. Il y a un risque avec le [sous-variant] BA.2, mais nous ne croyons pas qu'il va se matérialiser parce qu'il y a déjà beaucoup de personnes qui ont connu l'infection.

Avec les informations de La Presse canadienne

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