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L’Ukraine rapporte une nouvelle cyberattaque d’envergure

Un homme en treillis militaire consulte son téléphone. On le voit par une porte de métro ouverte sur un quai.

Un soldat ukrainien consulte son téléphone cellulaire dans le métro de Kiev.

Photo : La Presse canadienne / AP/Emilio Morenatti

Radio-Canada

Une importante attaque informatique par déni de service touche de nombreux sites ukrainiens depuis 16 h, heure locale, a confirmé mercredi le ministre de la Transformation numérique, Mykhaïlo Fedorov.

Des sites Internet du gouvernement, dont celui du ministère des Affaires étrangères, sont au nombre des sites inaccessibles, tout comme ceux du Parlement, de nombreuses institutions publiques et de plusieurs banques ukrainiennes.

L’attaque crée aussi des problèmes d’accès aux sites de la défense ukrainienne et du ministère de l’Intérieur, responsables des forces policières.

Elle survient au moment où la Russie est soupçonnée de préparer une invasion de l'Ukraine, après avoir reconnu l’indépendance de deux républiques autoproclamées sur le territoire ukrainien.

« Vers 16 h, une autre attaque DDOS [par déni de service distribué] contre notre pays a commencé. Nous avons des données pertinentes de plusieurs banques. »

— Une citation de  Mykhaïlo Fedorov, ministre de la Transformation numérique

Le ministre de la Transformation numérique n’a pas identifié les institutions bancaires touchées et la Banque centrale n’a pu être jointe dans l’immédiat.

La firme NetBlocks, spécialisée dans la surveillance d'Internet, a confirmé dans un tweet avoir enregistré une baisse des connexions aux sites gouvernements ukrainiens.

La semaine dernière, plusieurs sites de l’armée ukrainienne et deux banques publiques, Privatbank et Ochtchadbank, ont été visés par une cyberattaque, dont l’impact s'est finalement avéré limité, selon la firme américaine Netscout Systems.

Les autorités ukrainiennes avaient imputé cette attaque à la Russie, qui a nié en être l’auteur, comme elle l'avait fait pour d’autres attaques survenues auparavant.

En janvier, de nombreux sites gouvernementaux ukrainiens avaient aussi été la cible d'une cyberattaque d'ampleur. Kiev avait alors affirmé avoir des preuves de l'implication de la Russie.

Les autorités ukrainiennes avaient indiqué cette semaine avoir détecté des signes indiquant que des pirates se préparaient à lancer des attaques majeures contre des agences gouvernementales et des banques, ainsi que contre le secteur de la défense.

Une petite voiture roule près de plusieurs camions militaires stationnés en bordure d'une route.

Des véhicules militaires russes sont toujours stationnés mercredi sur une route de la région de Rostov en Russie.

Photo : Getty Images / AFP/Pigiste

L’armée russe ne serait toujours pas entrée en Ukraine

Andreï Tourtchak, l'un des principaux dirigeants du parti Russie unie fidèle à Vladimir Poutine, a déclaré mercredi que l'armée russe n'entrerait dans les deux régions séparatistes de l'Est de l'Ukraine reconnues comme indépendantes par Moscou que si leurs dirigeants en faisaient la demande.

La situation est des plus tendue en Ukraine. On en discute avec Paul Gogo, journaliste qui est à Donetsk, dans le sud-est de l'Ukraine sous contrôle russe.

Un tel déploiement serait une opération de maintien de la paix par nature, a-t-il dit à des journalistes aux côtés de Denis Pouchiline, dirigeant de la république autoproclamée de Donetsk, reconnue par le président russe Vladimir Poutine.

Les deux hommes ont assuré que l'armée russe n'était toujours pas présente dans les territoires tenus par les séparatistes de l'est de l'Ukraine. Les pays occidentaux affirment au contraire que la Russie dispose depuis des années d'une présence militaire non officielle dans les régions de Donetsk et de Louhansk.

MM. Tourtchak et Pouchiline, assis côte à côte.

Le secrétaire du Conseil général du Parti de la Russie unie, Andreï Tourtchak, et le chef de la république autoproclamée de Donetsk, Denis Pouchiline, en conférence de presse, mercredi, à Donetsk.

Photo : Reuters / ALEXANDER ERMOCHENKO

Un journaliste de Reuters a vu mardi matin plusieurs colonnes de véhicules militaires, dont des chars, en périphérie de Donetsk. Sur les cinq chars vus dans l'une des colonnes aux abords de la ville et sur deux autres observés dans un faubourg différent, aucun signe distinctif n'était visible.

Denis Pouchiline a déclaré aux journalistes que les forces séparatistes du Donbass ne cherchaient pas pour l'instant à gagner des territoires et qu'elles préféreraient régler pacifiquement avec les autorités ukrainiennes tout litige relatif au tracé des frontières.

Avec les informations de Reuters

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