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Les manifestants ont quitté le centre-ville d’Ottawa, mais certains restent à proximité

Au moins quatre regroupements ont surgi sur des propriétés privées depuis le début de la manifestation.

Des camionneurs sur un terrain.

Des camionneurs se sont installés sur un terrain privé à Greely, au sud d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Radio-Canada

Les manifestants ont beau ne plus être visibles dans le centre-ville d'Ottawa, certains demeurent ailleurs dans la région. Des propriétaires privés ont offert plusieurs terrains pour qu’ils puissent se regrouper.

Des camions, des remorques et des drapeaux canadiens ont été repérés à au moins quatre endroits dans les environs d'Ottawa ces derniers jours, après que les manifestants eurent été délogés du centre-ville.

Les manifestants, dont certains ont réclamé la fin des restrictions sanitaires liées à la COVID-19, sont arrivés pour la première fois à Ottawa il y a près de quatre semaines, le 28 janvier.

Après les arrestations de la fin de semaine dernière, certains d’entre eux ne campent plus devant la colline du Parlement. Ils se sont plutôt établis sur des propriétés à quelques heures de route.

Les camps de manifestants autour d'Ottawa

Une carte avec des croix sur trois lieux précis.

Trois camps de camionneurs qui ont été identifiés.

Photo : Radio-Canada

Un de leurs campements est situé sur une propriété privée près d'Arnprior, en Ontario, à environ 70 kilomètres à l'ouest d'Ottawa. Une vidéo non authentifiée et publiée sur YouTube lundi soir montre des semi-remorques, des véhicules et des dizaines de personnes apparemment impliquées dans les manifestations rassemblées sur une propriété rurale. Des tentes sont installées avec de la nourriture, de l'eau et du carburant.

Nous n'allons pas abandonner, quoi qu'on en dise. Nous serons là jusqu'au bout, lance une personne dans la vidéo.

Dans une déclaration écrite, la Police provinciale de l'Ontario (PPO) dit être au courant de la situation près d'Arnprior, mais explique que les personnes qui se sont installées sur cette propriété privée l'ont fait avec la permission de son propriétaire.

La Police provinciale de l'Ontario continue de surveiller la situation et de maintenir un dialogue ouvert avec les personnes présentes sur les lieux, écrit le sergent Tylor Copeland dans un courriel adressé à CBC News.

D’autres campements à l'est et au sud d'Ottawa

Un autre campement se trouve dans la banlieue sud d'Ottawa, à Greely, où un va-et-vient continu de véhicules a été observé, empruntant des sorties ornées de drapeaux canadiens.

Les personnes présentes sur les lieux ont refusé de répondre aux questions de CBC en entrevue, mais ont précisé avoir la permission d'utiliser le terrain et qu'elles restaient dans la région pour aider de toutes les manières possibles. Elles ont également expliqué que certains résidents dormaient dans leurs voitures sur la propriété de peur de rentrer chez eux.

Quatre personnes discutent dehors en hiver.

Des personnes qui ont participé au convoi de camionneurs se rassemblent sur une propriété privée à Greely, en Ontario, mardi.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Les personnes présentes ont également dit à CBC News que l'intervention policière du week-end dernier les avait découragées, mais pas vaincues.

On ne sait pas précisément combien de personnes séjournent à cet endroit, mais Karin Glaser, qui travaille pour ANS Scrap Metal, situé à côté du terrain, raconte que c’est assez calme jusqu'à présent.

S'ils restent tranquilles, s'ils ne dérangent pas mes clients ou mon personnel et ne provoquent aucune violence, ils peuvent bien rester, dit-elle.

Lorsqu'on lui a demandé ce qu'elle pensait du déménagement des manifestants dans d'autres quartiers d'Ottawa, elle a répondu : S'ils ne sont même pas d'ici, je ne pense pas qu'ils devraient être ici. Il y a une raison pour laquelle le centre-ville a été vidé. Rentrez chez vous.

Deux semaines auparavant, des camions et d'autres manifestants séjournaient également dans une ferme à Embrun, dans le canton de Russell. Mais le camp a depuis été démantelé.

Ça laisse encore un arrière-goût désagréable dans la bouche de nombreux résidents, le fait que ce camp ait pu être mis en place dès le départ et que certains soutiennent [les manifestants], a déclaré le maire de cette municipalité de l'est ontarien, Pierre Leroux.

Des camions et véhicules stationnés près d'une ferme, dehors, en hiver.

Des dizaines de personnes, de camions et d'autres véhicules ont été repérés dans une ferme de Vankleek Hill, en Ontario, mardi.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Des dizaines de camions se trouvent également à Vankleek Hill, à environ 100 kilomètres à l'est d'Ottawa. Ils se sont d'abord installés dans un relais routier, puis ont depuis déménagé dans une ferme voisine.

Pas terminé

Les experts préviennent que ces camps satellites pourraient entraîner une résurgence des blocages observés ces dernières semaines.

Ce n'est certainement pas terminé, juge Joao Velloso, professeur de droit à l'Université d'Ottawa, dont les recherches portent sur le maintien de l'ordre et les manifestations.

L'occupation à Ottawa, ce n'était qu'une partie infime et peut-être la plus visible de la manifestation, poursuit-il, rappelant que d'autres barrages ont été organisés à travers le pays.

M. Velloso précise toutefois qu'à ce stade, il n'y a pas suffisamment d'informations pour savoir exactement ce que les gens installés dans les campements comptent faire.

Dans une déclaration envoyée à CBC mardi, le Service de police d'Ottawa indique ne pouvoir communiquer aucune information concernant ses plans ou stratégies opérationnels, mais dit travailler pour s'assurer que la manifestation illégale ne recommence pas.

Avec les informations de Nicole Williams

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