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Des finissants du secondaire en Ontario appréhendent l’université

Un élève devant un écran d'ordinateur.

Nombre de finissants du secondaire en Ontario appréhendent leur entrée à l'université, après avoir vu leurs études être perturbées par la pandémie pendant trois ans.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Radio-Canada

« Je ne sais pas à quel point je suis prêt pour les études postsecondaires », raconte Evan Woo, un élève torontois de 12e année.

Les élèves ontariens en sont à leur troisième année d'études perturbée par la pandémie, y compris les fermetures d'école et les cours en ligne.

Certains finissants du secondaire n'ont pas passé d'examen en personne depuis leur 10e année.

C'est sans parler des laboratoires, des stages et des activités parascolaires annulés. Par ailleurs, durant les périodes de cours à distance, les enseignants avaient reçu la consigne d'être moins stricts quant aux travaux et aux tests.

« Je sens que j'ai accumulé du retard dans mon apprentissage à l'école et dans mes interactions sociales. C'est vraiment nul qu'on soit pénalisés de la sorte. »

— Une citation de  Evan Woo, élève de 12e année à l'École Earl Haig de Toronto

Ce que nous faisons maintenant, c'est d'apprendre à partir de manuels scolaires et de présentations PowerPoint, explique-t-il. Il n'y a plus l'attention, la passion et l'engouement d'apprendre. J'espère que ça va revenir.

Il se demande également s'il sera capable de passer du temps avec des amis à l'université, après trois ans de distanciation physique et sociale.

Michelle Pagniello de la Fédération des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario constate elle aussi que bien des finissants du secondaire ne semblent pas bien préparés.

« Beaucoup d'élèves qui iront à l'université [à l'automne] n'ont pas acquis d'expérience en matière de travaux longs, parce qu'au cours des dernières années, ce genre de travail était optionnel, en raison de la charge de travail et du stress liés à la pandémie. »

— Une citation de  Michelle Pagniello, travailleuse jeunesse, Fédération des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario

Elle note aussi des lacunes pour ce qui est de la préparation des élèves face aux examens plus complexes à l'université.

Plus d'abandons

Le professeur en génie à l'Université York de Toronto Andrew Smith remarque qu'il y a plus d'abandons cette année.

« Les étudiants [de première année] qui s'en tiraient de justesse par le passé n'y arrivent plus. »

— Une citation de  Andrew Smith, professeur en génie à l'Université York

Pour donner un coup de pouce aux nouveaux étudiants, il donne plusieurs évaluations durant la session plutôt qu'un seul examen final.

Cela dit, le professeur Smith croit que les examens demeurent importants et prévoit revenir à cette forme d'évaluation lorsque les cours en personne seront complètement rétablis.

C'est très important que nous ayons une façon de vérifier que les étudiants connaissent la matière et s'en souviennent, explique-t-il.

Avec des renseignements fournis par Trevor Dunn de CBC News

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