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Les avantages et inconvénients du télétravail

Une femme en gros plan avec des écouteurs.

Nathalie Boivin, en télétravail depuis plusieurs mois, n'a encore jamais rencontré ses collègues en personne.

Photo : Radio-Canada / Romy Boutin-St-Pierre

Radio-Canada

Le télétravail est devenu la norme pour près de la moitié des Canadiens selon Statistique Canada. Tandis que plusieurs employés sont en manque de contacts sociaux, une entreprise de la région a su conserver davantage ses travailleurs en favorisant les relations humaines au travail, malgré la distance.

Nathalie Boivin travaille dans la fonction publique québécoise depuis l'été dernier.

À ce jour, je n'ai vu mes collègues qu'en virtuel, aucunement en présentiel. Je ne les ai jamais rencontrés. Je ne les ai jamais touchés, a-t-elle raconté.

Ses entrevues de sélection étaient en virtuel, sa nomination pour le poste lui a été transmise par téléphone, son matériel informatique a été livré par la poste et son accueil était également sous forme virtuelle. Nathalie connaît donc à peine ses collègues.

Oui, je les connais, mais je les connais pas personnellement, a-t-elle enchaîné. En virtuel, c'est qu'on est toujours axé sur le travail. Il n'y a pas beaucoup de place pour l'informel.

Un homme sourit dans une usine.

Gaétan Tremblay est le directeur général de l'entreprise Voltam depuis son ouverture en 2003.

Photo : Radio-Canada / Romy Boutin-St-Pierre

L'exemple de Voltam

Pour pallier les défis d'isolement générés par le télétravail, Voltam, une entreprise de fabrication d'appareillages électriques sur mesure à Jonquière, propose des rencontres d'équipe chaque début de journée.

C'est un petit cinq minutes au départ de la journée. Le superviseur pose la question tout simplement aux gens : "Comment j'arrive?" Et chacun fait un petit tour et donne leurs émotions. Il y a un tableau qu'on a avec des thèmes dans lequel les gens sont capables de situer leurs émotions, a expliqué Gaétan Tremblay, directeur général.

La mesure semble efficace pour la rétention d'employés.

Ça me permet de garder plus en tête l'aspect humain. Oui, on a des livrables, mais je sais que si ma gang arrive de bonne humeur ou qu'ils arrivent motivés, je sais qu'on va être plus performant, on va être plus efficace. Et s'ils se sentent stressés, angoissés, c'est de trouver des moyens pour les amener peut-être plus dans la motivation, a poursuivi Yves Vaillancourt, responsable d'équipement d'ingénierie.

Au cours de la dernière année (2020-2021), Voltam a eu un taux de roulement d'environ 3 %, de loin inférieur à la moyenne québécoise, qui était trois fois plus élevée, soit 9,1 % selon un rapport du Conference Board du Canada.

Comme l'entreprise se préparait déjà pour un virage vers le télétravail, la pandémie a simplement accéléré le processus.

Le télétravail, c'est quelque chose qui va rester chez nous, a assuré Gaétan Tremblay.

À l'heure du déconfinement, la formule hybride est désormais privilégiée par Voltam, comme c'est le cas pour plusieurs autres entreprises québécoises.

Les attentes ont évolué, tant du côté des employés, tant du côté de l'aspect légal de la chose. Les entreprises doivent mettre en place des politiques de télétravail encadrant le lieu de travail des employés, qu'il soit sécuritaire au plan physique, mais au plan psychologique aussi, a mentionné Sandra Rossignol, directrice générale, Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord.

Selon Statistique Canada, 43 % des Canadiens travaillaient la plupart de leurs heures à la maison en janvier 2022, comparativement à 7,5 % en 2015-2016. Le bien-être psychologique des employés devient donc une réflexion collective, à l'heure où de nombreuses entreprises réfléchissent à conserver le télétravail, du moins, en partie.

D'après un reportage de Romy Boutin St-Pierre

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