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COVID-19 : 30 décès supplémentaires et 34 hospitalisations en moins au Québec

Une personne passe devant une ambulance.

Actuellement, 1742 personnes sont hospitalisées dans la province.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Le nombre de personnes hospitalisées a diminué de 34 au Québec au cours des dernières 24 heures, selon le dernier bilan de la santé publique, qui signale également 30 décès supplémentaires.

Actuellement, 1742 personnes sont hospitalisées dans la province pour traiter une infection à la COVID-19, dont 107 aux soins intensifs, un recul de 12 depuis la veille.

Selon le dernier bilan, les hôpitaux ont enregistré 101 nouvelles admissions ces dernières 24 heures, alors que 135 patients ont pu quitter l'hôpital.

Avec 30 morts de plus, le bilan des pertes de vie attribuées à la maladie atteint le chiffre de 13  886.

Les dernières données indiquent également 831 éclosions actives dans la province.

On enregistre 15 984 analyses effectuées lundi. Le taux de positivité est de 7,9 %, plus tellement loin du seuil de 5 % qui signifie que l'épidémie commence à être contrôlée.

Pour ce qui est de la vaccination, le ministère de la Santé fait état de 15 030 doses administrées dans les dernières 24 heures et 579 avant le 21 février, pour un total de 18 341 739 doses administrées au Québec depuis le début de la campagne de vaccination.

Ce sont 91 % des Québécois de 5 ans et plus qui ont reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19, 86 % qui ont reçu au moins deux doses. Le taux s'établit à présent à 50 % pour ceux qui ont reçu une dose de rappel.

Évolution de la COVID-19

Le nombre de cas annoncé dans les bilans quotidiens doit être interprété avec prudence. L'introduction des tests rapides et l’accès limité aux tests PCR affectent ces données.

Une nouvelle plateforme d’autodéclaration des cas permettra au public de déclarer le résultat d’un test rapide. Mais il n’est pas encore clair à quel point cela permettra d’avoir un bon aperçu de la situation générale.

Les données sur les éclosions doivent également être interprétées avec prudence. Depuis le 7 janvier 2022, la recension des éclosions touchant les milieux scolaires, de travail et de la petite enfance est facultative.

C’est pourquoi il est actuellement difficile de prédire de façon fiable l’évolution de la pandémie à partir de ces données. Pour l’instant, le nombre d’hospitalisations et de décès ainsi que le taux de positivité sont les meilleurs indicateurs de tendance.

Par contre, les données d’hospitalisations et de décès n'offrent pas un portrait de la situation épidémiologique en direct, puisque deux à trois semaines peuvent passer avant que les infections se traduisent par des hospitalisations et des décès. 

Pour qu'un décès soit officiellement comptabilisé, la COVID-19 doit avoir contribué au décès. Les patients infectés qui meurent de façon violente (accident, suicide, homicide), par exemple, ne sont pas comptabilisés. Il faut être prudent lorsqu’on compare le nombre de décès entre provinces puisque le Québec calcule mieux les décès, selon des experts. 

Depuis peu, le gouvernement fait la distinction entre les personnes hospitalisées « en raison de » ou « avec » la COVID-19, ce qui peut permettre, entre autres, d’avoir une meilleure idée de la morbidité et de la virulence du virus. Mais cela ne change rien au fait que le nombre élevé de personnes infectées dans les centres hospitaliers pèse lourdement sur leur fonctionnement.

Le taux de positivité correspond à la proportion de cas confirmés parmi les tests réalisés. Même lorsque le nombre total de tests effectués est faible ou limité, le taux de positivité permet de savoir si le niveau de transmission communautaire est élevé. Un taux de plus de 5 % est signe d’une épidémie non contrôlée. 

Enfin, le nombre de cas, d’hospitalisations et de décès par jour est sous-estimé pour les journées les plus récentes en raison de retards dans l’enregistrement des données. C’est pourquoi il peut y avoir des différences entre les chiffres rapportés chaque jour et les données révisées par l’INSPQ. 

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