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Les organisateurs du blocage d’Ottawa Tamara Lich et Pat King demeurent détenus

Tamara Lich (à gauche) et Pat King (à droite).

Tamara Lich (à gauche) et Pat King (à droite) ont comparu devant un tribunal d'Ottawa lors de deux séances distinctes mardi.

Photo : Radio-Canada / Montage : Yosri Mimouna

Une des organisatrices du blocage du centre-ville d’Ottawa, Tamara Lich, n'a pas réussi à obtenir de remise en liberté mardi, alors qu’un autre des leaders du convoi, Pat King, demeure détenu en attendant une décision sur sa libération.

Tamara Lich

Lors d’une courte séance d’une trentaine de minutes, la juge Julie Bourgeois de la Cour de l'Ontario a décidé de ne pas accorder de libération sous caution à Tamara Lich en attendant son procès.

Son avocat demandait sa libération conditionnelle en échange d’une caution de 5000 $.

Un croquis de Tamara Lich.

Tamara Lich comparaît devant le tribunal, samedi matin.

Photo : Laurie Foster-MacLeod

La femme albertaine à l'origine d'une campagne GoFundMe - maintenant suspendue -, qui a recueilli plus de 10 millions de dollars pour soutenir la manifestation à Ottawa, a été arrêtée jeudi près de la colline du Parlement.

Elle a été accusée d'avoir conseillé autrui de commettre un méfait.

La juge Julie Bourgeois a déterminé que le risque de récidive de la part de Mme Lich était trop élevé en raison de son histoire récente dans notre ville.

Votre détention est nécessaire à la protection ou à la sécurité du public.

Une citation de La juge Julie Bourgeois, Cour de l’Ontario

Il y a une forte probabilité que, si vous êtes libérée, vous commettiez une infraction pénale, plus particulièrement que vous continuiez à vous comporter ou à encourager un comportement qui obstrue, interrompt délibérément avec l'utilisation, la jouissance et le fonctionnement licites de la propriété ou interfère avec ceux-ci, a souligné la juge dans sa déclaration.

Une femme entourée de deux policiers.

Tamara Lich, une des organisatrices du convoi de camionneurs, parle avec des policiers le 17 février 2022 (archives).

Photo : Reuters / Patrick Doyle

Un autre organisateur de la manifestation, Chris Barber, qui avait également été arrêté et accusé jeudi, a quant à lui été libéré sous caution le lendemain.

Contrairement au témoignage de M. Barber, je n'ai pas été impressionnée ni convaincue par votre témoignage que vous êtes prête à retourner chez vous et à suivre les conditions de libération des tribunaux, a ajouté la juge Bourgeois mardi. J'ai trouvé votre témoignage réservé et votre attitude presque obstructionniste.

La juge a souligné que Mme Lich pourrait faire face à une longue peine d'emprisonnement si elle était reconnue coupable.

Le tribunal a également interdit à Tamara Lich de communiquer avec d’autres organisateurs du convoi, notamment Pat King, Chris Barber, Benjamin Dichter et Daniel Bulford. Elle sera de retour en cour le 2 mars.

Pat King

L'audience pour remise en liberté d’un des leaders du mouvement, Pat King, s’est également déroulée mardi.

Le juge Andrew Seymore rendra sa décision le 25 février à 13 h. M. King demeure donc détenu jusqu'à sa prochaine comparution, une semaine après son arrestation.

L’homme de 44 ans a été arrêté vendredi et fait face à des accusations de méfait, d’avoir conseillé à autrui de commettre un méfait, d’avoir désobéi à un ordre de la cour et d’avoir conseillé d’entraver le travail de la police.

Il était présent en salle de cour mardi, vêtu d'un pantalon et d'un chandail en coton ouaté gris ainsi que d’une veste verte de camouflage. Au cours des procédures, M. King a baissé son masque en dessous de son visage avant d’être rappelé à l’ordre par le juge quelques minutes plus tard. Il s’est excusé et a immédiatement remis son masque sur son visage.

Une illustration de Pat King dans le box des accusés, portant son masque sous sa bouche.

Pat King comparaît devant le tribunal, mardi matin.

Photo : Laurie Foster-MacLeod

Le procureur de la Couronne, Moiz Karimjee, a plaidé pour que l’accusé demeure détenu.

La présomption d'innocence n'est pas la même chose que la présomption qu’il n'y a aucun risque, a indiqué l’avocat. Selon lui, l’accusé risque de récidiver s’il est libéré, car il est égocentrique et ne peut être contrôlé par aucune ordonnance du tribunal.

M. Karimjee a présenté le dossier judiciaire de M. King, y compris des incidents survenus lorsqu’il était mineur. Le procureur a aussi fait la présentation de plusieurs publications des réseaux sociaux de l’accusé.

L'homme avec un micro.

Pat King lors du blocage à Ottawa, le 4 février 2022 (archives)

Photo : Facebook/Pat King

L’avocat de la défense, Cal Rosemond, a plaidé en faveur de la libération de son client en attendant son procès, puisqu’il risque, selon lui, de passer plus de temps en prison que s’il plaide coupable en raison des délais de la cour.

Il ajoute que la communauté d’Ottawa serait plus en sécurité si M. King était supervisé par la caution proposée, une femme de l’Alberta, que s’il restait en prison. Kerry Komix a été appelée à la barre des témoins lors de l’audience.

Celle-ci s’est engagée à être servir de caution, c'est-à-dire à agir comme superviseure de Pat King pendant que l’affaire est devant les tribunaux. Elle a promis un cautionnement de 50 000 $, soit la moitié de la valeur nette de sa maison, si l’accusé ne respecte pas les conditions de libération.

Mme Komix s’est également engagée à conduire M. King jusqu’à Alliance, en Alberta, où elle habite seule. Celui-ci dormira dans la chambre adjacente à la sienne. Elle protégera son mot de passe Internet, prendra possession de son téléphone et surveillera son bracelet électronique, qui se porte à la cheville, pour s'assurer qu'il fonctionne en tout temps.

L’Albertaine a admis faire partie du convoi de camionneurs venus de l’Ouest canadien pour manifester sur la colline du Parlement, dont Pat King était un des leaders. Elle dit connaître personnellement Pat King depuis quatre semaines.

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