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La Fabrique Saint-Germain prend les choses en main pour restaurer la cathédrale

Façade de la cathédrale sous la neige.

La Fabrique Saint-Germain souhaite entreprendre des travaux pour restaurer la cathédrale Saint-Germain (archives).

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

La Fabrique Saint-Germain vient de mandater une firme d'architectes dans le but de restaurer la cathédrale de Rimouski, qui est fermée depuis plus de sept ans.

La firme AC/a doit procéder à l'évaluation des travaux à réaliser dans le but de déposer une demande d'aide financière auprès du Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ) d'ici la fin du mois de février.

Tout le monde veut aller de l'avant. On tasse tout ce qui peut être négatif autour de nous autres pour arriver à des conclusions positives, c'est de même qu'on va avancer, a affirmé le président du conseil de fabrique, Jean-Paul Heppell.

Selon la fabrique, le projet de restauration de la cathédrale Saint-Germain pourrait être financé à hauteur de 70 % par le CPRQ. Le reste des coûts serait assumé par la Fabrique Saint-Germain, avec l'aide de l'Archevêché de Rimouski et, potentiellement, de la Ville de Rimouski.

« L'Archevêché est avec nous autres, marche main dans la main avec la fabrique et j'imagine aussi très bien que la Ville [de Rimouski] va marcher avec nous autres quand on va en avoir besoin. »

— Une citation de  Jean-Paul Heppell, président de la fabrique Saint-Germain

Le délégué épiscopal de l'Archevêché de Rimouski, Dyno Périgny, confirme que son organisation a une énorme volonté de faire de ce projet un succès et est prête à contribuer financièrement.

On est de bonne foi, dit-il.

Des coûts potentiellement plus élevés

Les coûts de restauration de la cathédrale risquent cependant d'être plus élevés que ceux prévus dans le dernier carnet de santé de la cathédrale, effectué en 2020 par l'ingénieur Marcel LeBlanc. Il avait alors estimé que cela coûterait 2,3 millions de dollars pour remettre la cathédrale en bon état. Selon la fabrique, M. LeBlanc aurait d'ailleurs accepté de collaborer gratuitement avec la firme AC/a pour bien évaluer les travaux à réaliser.

On a eu leur visite cette semaine justement pour actualiser tous les frais qui avaient été calculés il y a un an et demi, deux ans, pour mettre ça au goût du jour, parce que vous savez comment ça a monté dans les travaux de construction, c'est certain qu'il y a une actualisation à faire, affirme M. Heppell, qui s'attend à avoir une nouvelle estimation au cours des prochaines semaines.

Cette prise en charge de la Fabrique Saint-Germain survient deux mois après la nomination d'un nouveau président en la personne de Jean-Paul Heppell. Cette nomination d'un cinquième membre est venue changer les rapports de force au sein du conseil, qui était paralysé depuis plusieurs mois en raison du conflit qui persiste entre deux groupes de marguilliers, soit ceux qui se sont entendus à l'amiable avec l'Archevêché – Victor Lepage et Albert Carré – et ceux que l'Archevêché souhaite destituer – Jean-Charles Lechasseur et Nathalie Leblond.

Ces deux derniers ont d'ailleurs essuyé un revers récemment devant la Cour supérieure, à laquelle ils demandaient de geler les dépenses de la fabrique jusqu'au dénouement du processus judiciaire entourant la cathédrale, qui dure depuis 2019.

Avec la collaboration de Denis Leduc

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