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Les listes d’attente pour une chirurgie s’allongent au CHU de Québec

Médecins et infirmières portant des blouses chirurgicales, des lunettes et des masques se préparent à une intervention chirurgicale.

Plus de 17 000 patients sont en attente d'une chirurgie dans la grande région de Québec. (Archives)

Photo : Getty Images

Radio-Canada

Plus de 17 000 patients sont en attente d’une chirurgie dans les cinq hôpitaux du CHU de Québec-Université Laval. Cela représente une augmentation de 50 % depuis le début de la pandémie.

La situation découle d’un ralentissement important des activités chirurgicales, attribuable à la COVID-19. Le récent plan de délestage mis en place pour affronter le variant Omicron n’a rien fait pour améliorer les choses.

En janvier, les blocs opératoires du CHU de Québec fonctionnaient à 56 % de leurs capacités, ce qui a forcé l’annulation de 300 interventions chirurgicales par semaine. De plus, la moitié des rendez-vous ambulatoires ont été reportés ou convertis en téléconsultations.

L’amélioration de la situation épidémiologique observée depuis quelques semaines fait en sorte que les hôpitaux gérés par le CHU fonctionnent maintenant à 85 % de leurs capacités. Or, malgré l’embellie, l’établissement n’arrive toujours pas à rouler à plein régime.

Avec quelque 200 employés qui sont eux-mêmes atteints de la COVID [et] avec 66 personnes qui sont encore hospitalisées pour la COVID, on n’est pas encore capable de reprendre une activité à plus de 100 % afin de réduire les listes d'attente, explique le Dr Stéphane Bergeron, directeur des services professionnels au CHU de Québec.

Il prévient qu’il faudra des années pour ramener les listes d’attente à leur niveau prépandémique.

Accroître la capacité chirurgicale

De son côté, le président-directeur général du CHU de Québec, Martin Beaumont, dit être extrêmement désolé de la situation.

Je dirais [aux patients en attente d’une chirurgie] que ma volonté serait de tous les opérer le plus rapidement possible, mais que c'est impossible pour le moment, reconnaît-il.

Le gestionnaire assure que tout est fait pour accroître la capacité chirurgicale de l’établissement, y compris le recours aux services du privé.

On est même en train même de former encore plus de personnel pour être capable d'accroître la capacité chirurgicale, précise Martin Beaumont.

On va tout faire pour être capable de diminuer nos listes d'attente, parce que c'est pour ça qu'on existe, insiste-t-il.

Avec des informations de Pierre-Alexandre Bolduc

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