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Réforme municipale au N.-B. : le choix difficile du nom d’une nouvelle entité

Paysage d'Edmundston en avril.

La ville d'Edmundston, au Nouveau-Brunswick (archives).

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Au Nouveau-Brunswick, plusieurs municipalités seront bientôt fusionnée. Ces changements amènent de nombreux défis, dont celui de choisir un nouveau nom pour les nouvelles entités. Elles ne sont toutefois pas les premières à passer par là.

Dans le cadre de la réforme de la gouvernance locale du ministre Daniel Allain, plusieurs dizaines de fusions forcées vont avoir lieu au cours des prochains mois. De nombreuses communautés vont être renommées.

Tout cela a un air de déjà vu pour les gens d’Edmundston et de Miramichi, qui ont vécu la même chose dans les années 1990, lorsque le gouvernement libéral de Frank Mckenna a procédé à des fusions forcées.

Malgré les fusions, les noms de communautés comme Saint-Jacques, Saint-Basile, Newcastle et Chatham n’ont pas complètement disparu.

Reconnaître les communautés qui forment Edmundston

Dans le Nord-Ouest, les municipalités d’Edmundston, de Verret, de Saint-Basile et de Saint-Jacques ont été regroupées en 1998.

Le directeur général actuel de la Ville d’Edmundston, Marc Michaud, s’en souvient bien. Il a commencé sa carrière à l’hôtel de ville, comme avocat, à l’époque.

« Il y a eu des réflexions juste avant le regroupement, pour savoir si le nom devait rester Edmundston, ou prendre le nom d’une des anciennes autres communautés, ou un tout nouveau nom. On parlait de Madawaska, de Petit Sault en particulier. Il y a plein d’autres noms qui ont été regardés. »

— Une citation de  Marc Michaud, directeur général à la Ville d'Edmundston

Le nom Madawaska – d’après la rivière qui traverse la communauté – avait d’ailleurs été recommandé par la commission mise sur pied par le gouvernement McKenna pour étudier la gouvernance locale dans la région.

Au final, la nouvelle entité a simplement été nommée Edmundston. Mais les noms Verret, Saint-Basile et Saint-Jacques n’ont pas été relégués aux oubliettes pour autant.

Un homme avec des lunettes carrées noires et un polo bleu regarde la caméra.

Le directeur général de la ville d'Edmundston, Marc Michaud (archives).

Photo : Radio-Canada

Depuis la fusion municipale, les quartiers sont toujours appelés les quartiers de Saint-Jacques, Saint-Basile et Verret. Il y a des enseignes aux entrées des quartiers aussi, indique Marc Michaud.

Il explique que cette reconnaissance des anciennes municipalités s’imposait, puisque les gens de ces communautés y tenaient vraiment.

Ça avait son propre bureau de poste, sa propre église, sa propre école. Il y avait un fort sentiment d’appartenance qui est toujours présent, dit-il.

L'entrée de l'école.

L'école régionale Saint-Basile (archives).

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

De plus, les noms ont été préservés dans les adresses municipales.

Moi, j’habite le quartier Saint-Jacques, mon adresse, c’est rue Cloutier, Saint-Jacques. Ce n’est pas la rue Cloutier à Edmundston, c’est la rue Cloutier à Saint-Jacques. Ç’a été la même chose pour les secteurs Verret, Saint-Basile et Edmundston, explique Marc Michaud.

Selon lui, il était important de reconnaître le fait que la nouvelle ville d’Edmundston est composée de communautés qui avaient leur propre identité et qui avaient été développées par les générations précédentes.

Ils se sont donné corps et âme à fonder et à développer ces communautés-là. C’est important que la nouvelle entité respecte ce qui a été fait, ce qui a été bâti.

Les anciennes municipalités célébrées à Miramichi

Trois ans plus tôt, une autre fusion majeure a été imposée par le gouvernement de Frank McKenna. Quelques communautés du centre de la province, dont les villes de Newcastle et de Chatham ont été regroupées.

Cette fois, l’idée de renommer la nouvelle entité d’après la rivière qui la traverse a été retenue. La nouvelle ville a donc été nommée Miramichi. Là aussi, des traces des anciennes municipalités sont restées.

Le pont au-dessus de la rivière par une journée d'hiver ensoleillée.

La rivière Miramichi a donné son nom à la nouvelle municipalité créée en 1995 (archives).

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

On fait tous partie de la ville de Miramichi. Et dans la ville, on a des quartiers qui étaient les anciennes villes. On n’a pas perdu les noms ou l’histoire des anciennes villes, explique le maire actuel de Miramichi, Adam Lordon.

Il affirme qu’il y a des affiches ici et là dans la ville pour identifier les quartiers, notamment à Newcastle, à Nordin, à Douglastown, à Chatham, à Bushville et à Chatham Head.

Adam Lordon croit qu’il est important de ne pas complètement effacer les anciens noms des municipalités lorsque l’on procède à des fusions municipales.

Adam Lordon dehors en hiver.

Le maire de Miramichi, Adam Lordon (archives).

Photo : Shane Magee / CBC

Je pense que c’est important dans les nouvelles communautés, les nouvelles entités qui vont être créées, de célébrer l'histoire et la culture des villages et des communautés qui vont faire partie d’une nouvelle entité. C’est important de célébrer et de marquer l’histoire des communautés, dit-il.

Dans le cadre de sa réforme municipale, le gouvernement du Nouveau-Brunswick va imposer 62 fusions d'entités municipales. Il va également éliminer presque tous les districts de services locaux (DSL). Ces changements seront imposés par Fredericton, et la transition se fera sur une période de quatre ans.

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