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Logements à Trois-Rivières: un taux d’inoccupation extrêmement bas

Un quartier enneigé de Trois-Rivières où on voit notamment un bâtiment en rénovation.

Archives

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Radio-Canada

Trois-Rivières affiche actuellement l'un des plus bas taux d'inoccupation des logements locatifs au Québec. Même qu'à Trois-Rivières, il n'a jamais été aussi bas. Les données du dernier rapport de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) démontrent que la baisse notable remarquée déjà l’an dernier poursuit sa progression.

Pour que le marché soit considéré comme étant équilibré, la SCHL indique que le taux d'inoccupation doit se situer autour de 3 %. L'an passé, Trois-Rivières affichait un taux de 1,3 %, alors que cette année, il est plutôt à 0,9 %. En d'autres mots, il y a de moins en moins de logements libres pour les locataires à Trois-Rivières.

À 1,3 %, le taux d'inoccupation des logements locatifs était déjà considéré comme problématique par des organismes de Trois-Rivières. À titre d'exemple, l'Office municipal d'habitation de Trois-Rivières (OMHTR) a dû déployer un service d'urgence pour aider les gens qui n'arrivaient pas à se loger à l'approche du 1er juillet l'été dernier.

« L’année passée, on a dû traiter avec plus de 100 personnes à l'office. Ça fait 21 ans que je travaille à l’office et c’est la première fois que c’était aussi intense. »

— Une citation de  Linda Guimond, directrice de l'accompagnement social et de la location à l'OMHTR

Linda Guimond anticipe une année 2022 encore plus chargée.

Le FRAPRU est préoccupé

C'est une situation qui inquiète la porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain, le FRAPRU, Véronique Laflamme. Elle estime que le bas taux d'inoccupation des logements locatifs défavorise les locataires et entraîne une hausse des pratiques discriminatoires en matière de logements. Pour les locataires à faibles et modestes revenus, les conséquences sont réelles, dit-elle.

« Ce qui nous inquiète, ce sont les conséquences sur les locataires, en particulier ceux à faible et modeste revenu. Leur revenu n’augmente pas aussi vite que les loyers. Ils s'appauvrissent et doivent recourir aux banques alimentaires et couper dans d’autres besoins de base comme se nourrir, s’habiller et le transport. »

— Une citation de  Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU

La pandémie et le manque d'investissements dans le logement social au cours des dernières années sont responsables de la situation actuelle, selon Véronique Laflamme.

Elle souhaite que le marché privé soit davantage contrôlé et que les rénovictions soient plus réglementées. Pour le FRAPRU, le prochain budget du gouvernement provincial sera crucial.

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