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Emmelie Prophète, partir pour mieux revenir

Montage d'un portrait d'Emmelie Prophète, et de la couverture de son livre « Le testament des solitudes ».

L’exil est l’un des fils conducteurs des œuvres de la journaliste et écrivaine haïtienne Emmelie Prophète.

Photo : Radio-Canada / Photos : Frederick Alexis

L’exil est l’un des fils conducteurs des œuvres de la journaliste et écrivaine haïtienne Emmelie Prophète. Si elle a quitté son pays natal à une certaine époque, celle qui porte depuis janvier dernier le titre de ministre de la Culture et de la Communication d’Haïti a toujours su qu’elle reviendrait chez elle.

Publié en 2007 et couronné du Prix littéraire des Caraïbes en plus du Grand Prix littéraire de l’Association des écrivains de langue française en 2009, son premier roman, intitulé Le testament des solitudes, raconte le parcours difficile de trois femmes ayant quitté leur pays natal et vient d’être réédité par la maison Mémoire d’encrier. Son éditeur québécois a également publié, en 2020, son plus récent titre, Les villages de Dieu.

J’aborde [l’exil] quasiment dans tous mes livres, parce que je suis née dans un pays où les gens partent, pour des raisons économiques [ou] liées à leur sécurité, souligne la romancière, qui compte une dizaine de romans, et de recueils de poésie et de nouvelles à son actif. Nous connaissons une situation très difficile depuis quelques années dans le pays.

« Le charme du voyage, [c’est] quand on a la possibilité de revenir. Beaucoup de mes compatriotes partent et n'ont pas cette possibilité [...] parce que ça prend des années [pour] avoir les papiers pour voyager. »

— Une citation de  Emmelie Prophète, journaliste et écrivaine haïtienne

Le retour au bercail

Née à Port-au-Prince, Emmelie Prophète a étudié le droit et les lettres modernes en Haïti, puis poursuivi sa formation en communication à la Jackson State University, aux États-Unis. Pour elle, il était toutefois important de rentrer dans son pays.

C’est un pays qui me nourrit, qui me donne de la matière pour écrire, fait-elle valoir. Très tôt, j’ai su que je raconterais l’histoire des femmes, des hommes qui vivent dans ce pays, et leurs désirs, leurs envies.

Après s’être longtemps inspirée d’Haïti dans ses écrits, Emmelie Prophète a été nommée ministre de la Culture et de la Communication de son pays, le 17 janvier dernier.

Depuis quelques années, les fêtes nationales sont des prétextes de faire des manifestations violentes. J’essaie de voir comment leur donner du contenu et faire en sorte qu’elles transcendent les contradictions qui traversent la société haïtienne, cite-t-elle en exemple.

Bien qu’elle soit habitée par le doute, l’écrivaine espère tout de même laisser une trace.

Avec les informations de Kevin Sweet

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