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Québec n’envisage pas la vaccination des moins de 5 ans pour l’instant

Des enfants lisent et font des casse-tête autour d'une table.

Les autorités de la santé publique québécoises sont encouragées par l’évolution de la cinquième vague.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Même si le variant Omicron demeure très contagieux, les autorités de la santé publique québécoises sont encouragées par l’évolution de la cinquième vague, au point où elles doutent de la nécessité de vacciner les tout-petits.

En entrevue à Radio-Canada, le directeur national de santé publique du Québec, le Dr Luc Boileau, affirme que  nous ne sommes pas engagés sur une voie de le recommander actuellement chez les 0-5 ans . La Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis a d'ailleurs décidé de retarder l'approbation de cette vaccination parce qu'elle souhaite obtenir plus de données de la part de Pfizer.

Même si le vaccin était éventuellement autorisé pour eux, les experts québécois écarteraient pour l’instant une campagne de vaccination chez les bambins puisque les indicateurs sur l’évolution de la pandémie continuent de s’améliorer. 

Le Dr Boileau ajoute tout de même qu’il suivra les avis du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ).

Même la 3e dose chez les 5 à 11 ans en bonne santé est remise en question. Les deux premiers vaccins suffisent à les protéger, tant qu'il n'y a pas de 6e vague pour changer la donne.

Pour les 5 à 11 ans, on encourage bien sûr la primo-vaccination [à deux doses], mais on n’en est pas à la troisième dose et probablement qu’on ne l’encouragera pas, poursuit-il.

D’ailleurs, vendredi dernier, le CIQ a recommandé à la santé publique d’encourager la dose de rappel chez les 12-17 ans seulement chez ceux qui souffrent d’une maladie.

On n’est pas prescriptifs. On recommande de leur laisser le choix, explique le Dr Boileau.

Pourquoi? Parce qu’ils ont peu de risques de développer une maladie grave et sont très rarement plongés dans des situations qui les amènent à être hospitalisés ou à avoir des difficultés prolongées. Toutefois, il continue de croire que les deux premières doses sont cruciales pour assurer la protection adéquate des enfants.

Le directeur national de la santé publique constate que le virus circule encore beaucoup au Québec malgré la vaccination.

Ainsi, ce n’est pas en vaccinant les 12-17 ans qu’on va vraiment contribuer de façon significative à bloquer la contagion dans la communauté. C’est pour ça qu’on laisse ça au choix des parents et des enfants […]. Il n’y a pas énormément de cas actuellement dans les écoles. C’est très rassurant.

Assouplissements devancés?

Avec l’immunité conférée par la vaccination et le nombre élevé de Québécois qui ont déjà contracté le virus, des discussions seraient en cours au sein de la cellule de crise gouvernementale pour déterminer si des allègements prévus au calendrier de déconfinement pourraient être apportés plus tôt que prévu.

On a bon espoir que la route qu’on a prescrite soit la meilleure, mais si on peut la devancer, nous le ferons, en particulier pour le masque chez les enfants dans les écoles.

Le Dr Boileau admet que les assouplissements ailleurs dans le monde mettent une certaine pression sur le Québec. Il sent notamment la fatigue des gens par rapport à l’obligation du port du masque, qu’il compte maintenir au moins jusqu’au 14 mars.

On verra comment l’évolution nous permettra d’aller sur cette recommandation-là. Est-ce qu’on doit continuer de l’obliger ou simplement le recommander? Chose certaine, croyez-moi, je suis très actif là-dessus. […] C’est clair que si on devait progresser pour le retrait du masque, on souhaiterait commencer par les enfants à l’école.

Plus de deux millions de Québécois pourraient avoir été infectés

Le Dr Boileau ne s’inquiète pas des répercussions de la propagation du variant BA.2, présent surtout à Montréal. Le petit frère d’Omicron n’évoluerait pas hâtivement.

La semaine de relâche pourrait donc avoir une incidence très différente au Québec cette année même si plusieurs personnes décident de recommencer à voyager.

En levant les différentes mesures que nous avons prises, on s'aperçoit qu’il y a de plus en plus de contacts, mais que ça ne génère pas la masse d’hospitalisations que nous aurions pu craindre […]. Une bonne partie de la population est vaccinée et une autre partie a eu l’infection.

Le Dr Boileau et son équipe ont d’ailleurs entrepris de refaire leurs calculs quant au nombre de Québécois infectés par le variant Omicron depuis le début de la 5e vague, en décembre.

Alors qu’il avait annoncé qu’entre deux millions et deux millions et demi de Québécois l’avaient probablement contracté, nous estimons à ce stade-ci que c’est probablement plus de deux millions. On va bientôt avoir des données qui vont nous permettre de recalculer tout ça.

Rappel des assouplissements prévus le lundi 21 février :

  • Levée de la limite de capacité dans les commerces avec le maintien du passeport vaccinal aux endroits où il est déjà requis.
  • Réouverture des centres récréatifs (arcades, parcs aquatiques, centres et parcs d’attractions, centres d’amusement et autres sites thématiques) en respectant 50 % de la capacité d’accueil avec le passeport vaccinal.
  • Reprise des congrès, des assemblées et des réunions avec une capacité d’accueil fixée à 50 % ou à un maximum de 500 personnes avec le passeport vaccinal.
  • Activités sociales dans une salle louée permises pour un maximum de 50 personnes avec le passeport vaccinal.
  • Augmentation de la capacité des lieux de culte jusqu’à 50 % de la capacité ou avec un maximum de 500 personnes avec le passeport vaccinal.
  • Lors de l’exposition du corps ou des cendres d’un défunt et de l’expression des condoléances aux proches, un maximum de 50 personnes à la fois sera possible.
  • Il n’est plus nécessaire de présenter le passeport vaccinal pour avoir accès aux lieux de culte et pour assister à des funérailles.

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