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COVID-19 : Québec déclare six décès supplémentaires et 45 hospitalisations de moins

Des ambulances.

La pression sur le système hospitalier continue de s'alléger au Québec.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Le nombre de personnes hospitalisées en raison de la COVID-19 a diminué de 45 au Québec au cours des dernières 24 heures, selon le dernier bilan de la santé publique. Six décès supplémentaires et 1736 nouveaux cas déclarés par tests PCR ont également été signalés.

Actuellement, 1789 personnes sont hospitalisées dans la province pour traiter une infection liée au coronavirus, dont 120 traitées aux soins intensifs, soit une de plus depuis la veille.

La moyenne de nouveaux cas au cours des sept derniers jours s'élève à 1890, une baisse de plus de 28 % par rapport à samedi dernier.

La maladie a emporté 13 841 personnes depuis son apparition au Québec.

Évolution de la COVID-19

D'après les résultats des opérations de dépistage avec des tests PCR, 1736 personnes de plus ont contracté la COVID-19, pour un total de 910 202 personnes infectées au Québec depuis février 2020.

Le nombre d'éclosions actives a diminué, passant de 926 à 902.

Les autorités signalent un total de 18 429 analyses réalisées vendredi et font état d’un taux de positivité de 9,2 %.

Vaccination

Le ministère de la Santé rapporte un taux de vaccination de 86 % pour les Québécois de plus de cinq ans à avoir reçu deux doses de vaccin contre 50 % qui ont reçu une troisième dose.

Le nombre de cas annoncé dans les bilans quotidiens doit être interprété avec prudence. L'introduction des tests rapides et l’accès limité aux tests PCR affectent ces données.

Une nouvelle plateforme d’autodéclaration des cas permettra au public de déclarer le résultat d’un test rapide. Mais il n’est pas encore clair à quel point cela permettra d’avoir un bon aperçu de la situation générale.

Les données sur les éclosions doivent également être interprétées avec prudence. Depuis le 7 janvier 2022, la recension des éclosions touchant les milieux scolaires, de travail et de la petite enfance est facultative.

C’est pourquoi il est actuellement difficile de prédire de façon fiable l’évolution de la pandémie à partir de ces données. Pour l’instant, le nombre d’hospitalisations et de décès ainsi que le taux de positivité sont les meilleurs indicateurs de tendance.

Par contre, les données d’hospitalisations et de décès n'offrent pas un portrait de la situation épidémiologique en direct puisque de deux à trois semaines peuvent passer avant que les infections se traduisent par des hospitalisations et par des décès. 

Pour qu'un décès soit officiellement comptabilisé, la COVID-19 doit y avoir contribué. Les patients infectés qui meurent de façon violente (accident, suicide, homicide), par exemple, ne sont pas comptabilisés. Il faut être prudent lorsqu’on compare le nombre de décès entre provinces puisque le Québec calcule mieux les décès, selon des experts. 

Depuis peu, le gouvernement fait la distinction entre les personnes hospitalisées « en raison de » ou « avec » la COVID-19, ce qui peut permettre, entre autres, d’avoir une meilleure idée de la morbidité et de la virulence du virus. Mais cela ne change rien au fait que le nombre élevé de personnes infectées dans les centres hospitaliers pèse lourdement sur le fonctionnement de ces établissements.

Le taux de positivité correspond à la proportion de cas confirmés parmi les tests réalisés. Même lorsque le nombre total de tests effectués est faible ou limité, le taux de positivité permet de savoir si le taux de transmission communautaire est élevé. Un taux de plus de 5 % est signe d’une épidémie non contrôlée. 

Enfin, le nombre de cas, d’hospitalisations et de décès par jour est sous-estimé pour les journées les plus récentes en raison de retards dans l’enregistrement des données. C’est pourquoi il peut y avoir des différences entre les chiffres rapportés chaque jour et les données révisées par l’INSPQ. 

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