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Pénurie de main-d’œuvre : rencontre du patronat avec le ministre Girard

Un patron parle avec son employée dans une usine.

Le patronat réclame plus de formation continue, une amélioration de la littératie et de la numératie.

Photo : iStock

La Presse canadienne

Les difficultés de recrutement de main-d’œuvre ont été au cœur de la rencontre entre les associations patronales et le ministre des Finances Eric Girard, vendredi.

Le ministre rencontre des organisations de tous les horizons, ces jours-ci, pour prendre la mesure des besoins, en prévision de son budget.

Le Conseil du patronat du Québec, Manufacturiers et exportateurs du Québec ainsi que la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) ont établi comme priorité ce problème de recrutement de travailleurs qui perdure.

C'est le frein numéro un, a résumé la FCEI, qui représente des petites et moyennes entreprises. La fédération demande d'ailleurs de bonifier les crédits d'impôt pour permettre aux PME d'attirer davantage de travailleurs.

En entrevue après la rencontre, Karl Blackburn, président et chef de la direction du Conseil du patronat du Québec (CPQ), a encore une fois plaidé pour un élargissement du bassin de travailleurs par une hausse de l'immigration.

C'est pour nous un incontournable, parce que malheureusement, sans cet élargissement du bassin de travailleurs via l'immigration, on ne sera pas capable d'atteindre les objectifs qu'on poursuit, a-t-il affirmé.

Il précise qu'en 2031, un Québécois sur quatre sera âgé d'au moins 65 ans.

M. Blackburn plaide aussi pour plus de formation continue, une amélioration de la littératie et de la numératie.

L'organisation Manufacturiers et exportateurs demande spécifiquement de faciliter l'installation durable des travailleurs étrangers temporaires dans la province. On en trouve bon nombre dans le secteur agroalimentaire, par exemple.

De même, l'organisation veut des mesures incitatives pour que les immigrants arrivés depuis moins de cinq ans viennent vivre dans les régions du Québec.

Le CPQ tient aussi à ce que l'on facilite la vie aux travailleurs expérimentés qui veulent poursuivre leur carrière, en bonifiant les mesures fiscales à cet effet.

Plus « de privé dans la santé », plaide le patronat

Sur un autre thème, le Conseil du patronat a demandé que l'on revoie les structures du système de santé, afin de faire une place accrue au secteur privé. La pandémie de COVID-19 a révélé les faiblesses de notre système de santé, auxquelles il faut remédier, justifie-t-il.

Ce n'est pas une question d'argent, c'est une question de structure, croit M. Blackburn.

Et à ceux qui s'opposent à l'idée de toucher au caractère public du système de santé, M. Blackburn réplique qu'il y a déjà du privé dans la santé et que c'est tout simplement assumé et payé par le public en travaillant de façon complémentaire.

Plus d’aide réclamée

Manufacturiers et exportateurs a également invité le ministre des Finances à bonifier les crédits d'impôt pour la recherche et le développement afin de favoriser l'innovation.

La FCEI a aussi pressé le gouvernement de continuer à être présent pour épauler les PME, puisque celles-ci ont un endettement moyen de 100 000 $ à cause de la pandémie de COVID-19.

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