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L’ombre de Together Today plane sur la commission scolaire autochtone du Yukon

Plusieurs personnes se tiennent côte à côté et les deux du milieu tiennent des documents.

La ministre de l'Éducation du Yukon, Jeanie McLean, et le président du Yukon du Comité des chefs sur l'éducation, Dana Tizya-Tramm, tiennent un arrêté ministériel et une lettre d'entente qui établissent officiellement la commission scolaire des Premières Nations du Yukon et un comité de gouvernance provisoire, le 14 février 2022.

Photo : YFNED/Alistair Maitland Photography

Radio-Canada

Le 14 février, la ministre de l’Éducation, Jeanie McLean, a signé l’ordre ministériel créant le nouvel organisme scolaire réclamé depuis des années par les Autochtones et d’autres soutiens. Cette date n'a toutefois pas été choisie au hasard.

Le Yukon possède désormais une commission scolaire en plus de celle des francophones.

Lundi, Jeanie McLean a signé deux documents concrétisant l'existence de la commission scolaire autochtone : un arrêté ministériel l’établissant officiellement et une lettre d'entente pour un comité de gouvernance provisoire.

Jeanie McLean, souriante, derrière un micro.

La ministre de l'Éducation, Jeanie McLean, a insisté sur la signification historique de l'événement.

Photo : Direction de l'Éducation pour les Premières Nations du Yukon/Alistair Maitland

« Il n’y a vraiment pas de mot pour décrire l’émotion aujourd’hui. C’est un moment profond de notre histoire »

— Une citation de  Jeanie McLean, ministre de l'Éducation

La date de la signature des documents n’a pas été choisie au hasard, selon la ministre, puisqu’il s’agissait du 49e anniversaire de la présentation à Ottawa, par Elijah Smith et d'autres dirigeants des Premières Nations du Yukon, du document fondateur Together Today for Our Children Tomorrow (Nouvelle fenêtre) (Ensemble, aujourd’hui, pour nos enfants demain).

Cette publication de 89 pages a ouvert la voie à l'autonomie gouvernementale des Premières Nations du territoire, puisqu’elle est à la base des négociations territoriales. Elle énonçait également ce que les Premières Nations souhaitaient pour leur avenir, notamment en matière d’éducation et de santé.

Une bataille centenaire pour l’éducation

Dana Tizya-Tramm, chef de la Première Nation des Vuntut Gwitchin et président du Comité des chefs sur l’éducation, était présent pour signer le document et a, lui aussi, reconnu l’importance symbolique du 14 février.

Il soutient que cela fait plus d’un siècle que les Premières Nations du territoire se battent pour regagner le contrôle de l’éducation de leurs enfants.

Cette restitution de l'autorité contraste directement avec l'expérience courante des Premières Nations, qui se sont vu retirer des choses – leurs terres, leur langue, leur culture, leurs enfants –, mais pas aujourd'hui. Il s'agit d'un grand renversement.

Jeanie McLean et Dana Tizya-Tramm tiennent un document en souriant derrière leurs masques.

La ministre de l'Éducation, Jeanie McLean, et le chef de la Première Nation des Vuntut Gwitchin, Dana Tizya-Tramm, ne pouvaient cacher leur bonheur, lundi, avec entre leurs mains le document officialisant la création d'une commission scolaire autochtone.

Photo : DIRECTION DE L'ÉDUCATION POUR LES PREMIÈRES NATIONS DU YUKON/ALISTAIR MAITLAND

« Les non-Autochtones et les Premières Nations ont, ensemble, amorcé ce changement et exigé la réconciliation. »

— Une citation de  Dana Tizya-Tramm, chef de la Première Nation des Vuntut Gwitchin et président du Comité des chefs sur l’éducation

Le chef de la Première Nation de Champagne et d'Aishihik et fils d’Elijah Smith, Steve Smith, a également souligné les décennies de travail qui ont mené à la journée de lundi, ajoutant qu'il espérait que son père était encouragé par le chemin que les Premières Nations du Yukon empruntent aujourd'hui.

Il affirme qu’Elijah Smith a toujours mis l’accent sur l’importance de l’éducation pour son peuple, y compris lorsque son fils est revenu de son premier jour d’école, il y a 47 ans, annonçant son intention de jeter l’éponge.

Steve Smith derrière un lutrin prend la parole.

Le chef de la Première Nation de Champagne et d'Aishihik et fils d’Elijah Smith, Steve Smith, voit un avenir prometteur pour les jeunes Autochtones.

Photo : Direction de l'Éducation pour les Premières Nations du Yukon/Alistair Maitland

« Il m’a encouragé directement en tant que parent : "Tu ne peux pas parler pour notre peuple si tu ne sais pas ce dont tu parles, et tu ne peux certainement pas parler pour notre peuple si tu ne connais pas la langue du gouvernement." »

— Une citation de  Steve Smith, chef de la Première Nation de Champagne et d'Aishihik

Selon lui, la route a été longue, mais des montagnes ont été déplacées. Et maintenant, au sommet de la montagne, nous regardons vers l'avenir : où va notre peuple? s’interroge Steve Smith.

Et j'espère que nos jeunes assumeront cette responsabilité lorsqu'elle leur sera présentée... cette responsabilité qu’ils ont les uns envers les autres, et je pense que si nous continuons à être ce que nous sommes, le Yukon s'en portera mieux.

Avec les informations de Jackie Hong

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