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L’Agence du revenu du Canada crée 300 nouveaux emplois en télétravail hors grands centres

Une femme travaille sur un ordinateur portable. Une tasse de café et des lunettes se trouvent à l'avant-plan.

Les personnes qui souhaitent postuler doivent remplir certains critères (archives).

Photo : iStock / Maryna Andriichenko

L'Agence du revenu du Canada (ARC) souhaite pourvoir 300 nouveaux postes entièrement en télétravail dans des régions éloignées comme la Côte-Nord et la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

Ces emplois en service à la clientèle s'adressent uniquement aux personnes qui vivent à plus de 120 kilomètres de route d'un bureau de l'ARC, qui sont bilingues, qui ont un diplôme d'études secondaires et qui ont accès à Internet haute vitesse à la maison.

Sous-commissaire aux opérations de l'ARC pour le Québec, Mark Quinlan explique que c'est la première fois que l'ARC recrute dans des régions où il n'y a pas de bureaux de l'agence.

Les bureaux de l'ARC les plus près de la Gaspésie sont situés à Rimouski, au Bas-Saint-Laurent, et ceux les plus près de la Côte-Nord sont situés à Jonquière, au Saguenay—Lac-Saint-Jean.

« Pour l'Agence du revenu comme pour l'ensemble du gouvernement et de la société, la pandémie nous a forcés à revoir nos façons de faire. »

— Une citation de  Mark Quinlan, sous-commissaire aux opérations de l'ARC pour le Québec

L'Agence du revenu était une organisation qui favorisait la présence au bureau de la vaste majorité de ses employés [avant la pandémie]. C'est complètement l'inverse maintenant avec la vaste majorité de nos employés en télétravail à temps plein, avance Mark Quinlan.

Ces contrats seront d'une durée possible de deux ans. Mark Quinlan explique que durant cette période, la productivité et le bien-être des futurs employés seront évalués et que ces contrats pourraient potentiellement être reconduits.

On souhaite que les employés qu'on recrute pour travailler 100 % virtuellement veuillent continuer, qu'ils soient productifs, mais [...] on veut aussi s'assurer [...] de leur bien-être, assure-t-il.

Toutefois, Mark Quinlan se dit conscient du contexte de la pénurie de main-d'œuvre au Québec. On a travaillé avec nos collègues de Statistique Canada. On croit qu'il y a un bassin intéressant de candidats potentiels qui habitent chez vous [Côte-Nord, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine]. On tente la chance, mais on verra!

Pour ces 300 postes à pourvoir, les salaires annuels varieront de 53 000 $ à 58 000 $.

Il y a maintenant plusieurs années que des élus de l'Est-du-Québec demandent à ce que des postes de fonctionnaire soient décentralisés.

Un bilinguisme qui titille

Selon le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan, Antonio Hortas, ces 300 nouveaux emplois sont un pas dans la bonne direction pour ce qui est de la décentralisation des postes de fonctionnaire.

Toutefois, M. Hortas dit se poser des questions à propos de ce préalable selon lequel les futurs employés doivent être bilingues. 

Il va falloir regarder comment cette notion-là va être appliquée, parce qu'on sait très bien qu'en région, particulièrement au Québec, le bilinguisme…

« 300 personnes bilingues sur la Côte-Nord, aux Îles-de-la-Madeleine ou en Gaspésie, je ne suis pas sûr que ça va être simple à trouver. »

— Une citation de  Antonio Hortas, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan

Antonio Hortas souhaite que la création de ces nouveaux postes en entraîne d’autres. Il espère aussi que des postes décisionnels soient décentralisés en région, tant du côté du gouvernement fédéral que de celui du gouvernement provincial.

Le président espère également que ces nouveaux emplois soient un atout supplémentaire pour l'attractivité des régions.

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