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Les abeilles mâles plus sensibles au stress que les femelles, selon une étude

Alison McAfee tient un rayon de ruche.

Les abeilles à miel mâles sont vulnérables aux perturbations de leur environnement malgré un niveau élevé de protéines de réponse au stress.

Photo : Dominique Weiss

Les abeilles mellifères mâles sont plus vulnérables au froid et aux pesticides que les abeilles ouvrières, selon une étude (Nouvelle fenêtre) (en anglais) publiée dans la revue scientifique Nature. Les chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) et de l'Université d'État de la Caroline du Nord ont examiné leur réaction au froid et analysé la production de protéines de survie au stress.

L'étude démontre qu'un peu plus des trois quarts des mâles périssent au bout de deux heures d’exposition à une température de 4 °C, alors qu'aucune abeille ouvrière n'en meurt.

Le groupe de scientifiques s'attendait à ce que ce niveau de mortalité indique une plus faible quantité de protéines de survie au stress. Contre toute attente, les données révèlent que les abeilles mâles disposent d’un taux élevé de ces protéines.

Ils sont capables de gérer des facteurs de stress de faible intensité, mais ils sont facilement poussés à bout parce qu'ils épuisent leurs ressources, avance Alison McAfee, postdoctorante et auteure principale de l'étude.

Alison McAfee devant une ruche.

La contribution des abeilles à l'économie canadienne est estimée à entre 4 et 5, milliards de dollars par an.

Photo : Gracieuseté : Dominique Weiss

Heureusement, leur vie est plutôt tranquille. Leur unique rôle est de s'accoupler avec une reine. À notre connaissance, ils ne font rien d'autre d'utile dans la colonie, explique l’expert en fertilité des abeilles. Ils ne nettoient pas la ruche. Souvent, ils ne peuvent même pas se nourrir seuls et dépendent des ouvrières.

Toutefois, ce travail est essentiel pour la pérennité des exploitations apicoles. Il y a des conséquences économiques à ne pas avoir assez d'abeilles mâles ou d'en avoir trop avec une faible fertilité, ajoute la chercheuse.

Le réchauffement climatique expose ces pollinisateurs à des conditions de plus en plus difficiles. C’est pourquoi il est important de savoir que les abeilles mâles sont si sensibles à ce genre de stress environnementaux, conclut Alison McAfee.

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