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« Il y a de la place pour un optimisme prudent », dit la santé publique fédérale

Theresa Tam en conférence de presse.

L'immunité collective et la vaccination devraient permettre d'empêcher le retour des restrictions les plus sévères au pays, croit la Dre Theresa Tam.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Le pic de la vague Omicron étant maintenant derrière nous à l'échelle nationale, la santé publique fédérale affiche un optimisme prudent, évoquant même la fin véritable des mesures de restriction les plus sévères grâce à la vaccination et à l'immunité collective, et ce, malgré une possible recrudescence du nombre de cas.

Après la vague Omicron et après plus de deux ans de pandémie, il y a une augmentation considérable de l’immunité collective parmi la population, a soutenu l'administratrice en chef de l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) lors d'une mise à jour sur l'état de la pandémie au pays vendredi.

« Nous devrions être capables de gérer la pandémie à l’avenir sans les mesures de santé publique les plus restrictives que nous avons connues. »

— Une citation de  La Dre Theresa Tam, administratrice en chef de l'Agence de la santé publique du Canada

Selon la Dre Tam, le Canada dispose d'outils solides pour faire face à toute prochaine vague de COVID-19, notamment un bon taux de vaccination, les traitements maintenant disponibles et une immunité collective accrue grâce aux millions d'infections causées par le variant Omicron.

Les Canadiens devraient ainsi voir la fin, pour de bon cette fois-ci, des mesures de restrictions sanitaires les plus sévères destinées à contrer la propagation de la COVID-19. Elles pourraient toujours être requises si un variant très virulent apparaissait et échappait à l’immunité procurée par les vaccins, a toutefois prévenu la Dre Tam.

Toutefois, pour l'instant, selon nos projections et si un autre variant aux effets très graves n'apparaît pas, nous devrions observer une diminution de la vague Omicron et être capables de retourner à une certaine normalité.

Cependant, les autorités ne doivent pas baisser la garde et doivent pouvoir réagir rapidement en tout temps, selon elle, surtout que la levée des restrictions sanitaires pourrait mener à une recrudescence du nombre de cas en mars – le pic de la vague pourrait même être plus élevé qu'en janvier, selon le pire des scénarios présentés par l'ASPC –, mais le pic des hospitalisations quotidiennes, lui, pourrait bien demeurer beaucoup plus faible.

Un des indicateurs essentiels présentement, ce sont les hospitalisations, a précisé la Dre Tam. Le nombre de cas peut augmenter, mais tant que les hospitalisations demeureront contrôlées, alors on pourra probablement y faire face. Et avec cela, […] nous revenons à une certaine normalité.

L'ASPC rappelle aussi que pour l'instant, les taux d'infection et d'hospitalisations demeurent élevés au pays étant donné que la vague Omicron n'est pas complètement résorbée.

Selon l'agence fédérale, le nombre moyen de nouveaux cas sur sept jours, en date du 16 février, était de 8100 cas rapportés quotidiennement. Actuellement, environ 8000 personnes sont hospitalisées au pays, dont 900 aux soins intensifs. De ces patients, 40 % ont la COVID-19 comme diagnostic principal.

Même si nous devons maintenir une approche prudente en ce qui a trait aux mesures d’assouplissement, il y a de la place pour un optimisme prudent. Nous sommes dans une position plus forte que jamais auparavant, a pour sa part affirmé le Dr Howard Njoo, sous-administrateur en chef de l'Agence, en citant lui aussi les outils dont le Canada dispose maintenant.

Selon lui, un changement de paradigme s'opère présentement et la population doit apprendre à gérer son propre niveau de risque tout en protégeant les plus vulnérables. Il prévient donc qu'il faudra maintenir des mesures de protection individuelles, notamment le port du masque dans certaines situations, l'évitement des foules et la fréquentation de lieux bien ventilés.

Nous savons que le virus SARS-CoV-2 est là pour rester, a indiqué le Dr Njoo.

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