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Du foin pour aider à protéger une île sacrée des Mi’kmaq contre les tempêtes

Une ligne de balles de foin le long de la berge de l'île.

Bottes de foin mises en place le long de la côte de l'île Chapel, ou Mniku comme les Mi'kmaq appellent la petite île dans le coin sud-est du lac Bras d'Or

Photo : Facebook/Mi'kmaq Rights Initiative

Radio-Canada

Les balles de foin généralement utilisées pour nourrir le bétail sont utilisées comme barrière temporaire pour protéger l'un des sites sacrés des Mi'kmaq de la Nouvelle-Écosse.

L'île Chapel, appelée Mniku en langue mi'kmaw, a été endommagée par des tempêtes qui ont apporté des vents violents et de la pluie au cours des derniers mois.

L'étendue de terre de deux kilomètres carrés se trouve dans le coin sud-est du lac Bras d'Or, près de la Première Nation de Potlotek, au Cap-Breton. En juin 2006, elle a été désignée lieu historique national, car les Mi'kmaq utilisent l'île Chapel comme lieu de rassemblement spirituel et de gouvernance depuis des siècles.

« Nous savons que l'île Chapel est un lieu sacré et qu'il l'est depuis des temps immémoriaux. »

— Une citation de  Heather MacLeod-Leslie, archéologue

Lorsque vous remarquez un problème, il faut agir rapidement pour limiter les dégâts. C'est donc à cela que servent les balles de foin, explique Heather MacLeod-Leslie, archéologue principale de la Mi'kmaq Rights Initiative, également connue sous le nom de Kwilmu'kw Maw-klusuaqn Negotiation Office.

Elles sont là pour éviter que le problème ne s'aggrave et que l'érosion ne progresse davantage.

Trouver une solution

L'archéologue explique que des nattes et des bûches en fibre de coco ont été mises en place ces dernières années à l'île Chapel, mais qu'elles ont été endommagées par le mauvais temps.

Elle ajoute que les fibres naturelles ou les options de végétation sont un choix privilégié pour atténuer l'érosion côtière, car elles ont tendance à absorber les impacts des vagues, alors que les pierres de protection ou les murs de soutènement envoient simplement les vagues ailleurs.

Vous rediriger vraiment cette énergie ailleurs, pour qu'elle ne disparaisse pas, alors vous en faites le problème de votre voisin, dit Heather MacLeod-Leslie.

Deux personnes installent des balles de foins sur les berges de l'île.

À titre temporaire, des balles de foin sont utilisées pour absorber l'impact des vagues le long de la côte de l'île Chapel.

Photo : Facebook/Mi'kmaq Rights Initiative

Son organisme n’est pas le seul à participer à la protection de l'île Chapel. Des membres d'autres groupes mi'kmaw, de la communauté de Potlotek et des représentants de Parcs Canada collaborent.

L’archéologue soutient que des discussions sont en cours pour trouver une solution plus permanente afin de protéger l'île qui abrite des lieux de sépulture, des cercles de danse et des artefacts historiques.

Histoire de l'île

Au milieu du XVIIIe siècle, une église catholique romaine a été construite sur l'île. Depuis, des milliers de Mi'kmaq visitent l'île chaque année pour célébrer la fête de Sainte-Anne comme moyen de renouveler leur foi et de renforcer les liens familiaux.

C’est aussi là que deux fois par an, le Grand Conseil ou Santé Mawiómi se réunit pour discuter et prendre des décisions.

Heather MacLeod-Leslie dit que bien des gens tentent de trouver la meilleure façon d'arrêter l'érosion.

Ce sera un effort de collaboration, une décision communautaire, car ce sont des lieux mi'kmaw sur les terres mi'kmaw qui sont reconnus à l'échelle nationale, déclare-t-elle.

J'espère que cet été, ou avant la prochaine saison des ouragans, nous aurons quelque chose de plus permanent en place.

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