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La détresse chez les futurs médecins aussi ressentie au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Un anesthésiste surveille l'état de santé d'un patient sur un écran en salle d'opération à l'hôpital.

En Ontario, des chirurgies non urgentes ont été reportées à trois reprises depuis le début de la pandémie.

Photo : Getty Images / HRAUN

Radio-Canada

Alors que la Fédération médicale étudiante du Québec (FMEQ) affirme, enquête à l’appui, qu’un étudiant en médecine sur huit a déjà songé au suicide, la pression et le stress sont bien ressentis chez certains futurs médecins au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

On a un peu tous des signes d'épuisement qu'on contrôle tous un peu à notre façon, a partagé Fabrice Dufour, un résident en médecine familiale à l'hôpital de Chicoutimi.

Les conclusions du sondage de la FMEQ ne l'étonnent pas.

C'est difficile de garder le cap. Lorsque ça fait six mois que nous n'avons pas eu de vacances, qu'on a une petite semaine l'été puis qu'on est épuisé quand on rentre dans un nouveau stage... L'externat, c'est beaucoup de stages dans des milieux différents, ça change fréquemment. Rapidement, je suis devenu essoufflé par moments, a-t-il avoué.

Une femme pose dans une salle de cours.

Sharon Hatcher est la doyenne associée au Saguenay-Lac-Saint-Jean à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Dominic Ménard

La doyenne associée au Saguenay-Lac-Saint-Jean à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke, Sharon Hatcher, reconnaît que des périodes sont plus exigeantes.

Les moments en stage sont généralement plus fatigants, plus difficiles. Les détresses qu'on ressent c'est généralement chez les externes et les résidents, a révélé la coordonnatrice du programme de formation médicale à Saguenay depuis 2011. La formation est offerte à l'Université du Québec à Chicoutimi en collaboration avec l'Université de Sherbrooke depuis 2006.

Pour sa part, l'Almatoise Jasmine Nadeau a concrétisé son rêve d'étudier en médecine. Même si elle se passionne pour ses études, l'étudiante de deuxième année à l’Université Laval a déjà remarqué cette détresse.

En plus des nombreuses heures de pratique, les étudiants doivent se faire remarquer pour obtenir leur choix de résidence.

Moi j'appelle ça la course aux CV. Maintenant, il faut être capable de se démarquer des autres autrement. C'est vraiment au niveau de l'implication. Ça rajoute une charge de travail parce qu'en voulant se démarquer et en voulant s'impliquer le plus possible, bien on a les études, on a les examens à préparer et les implications qui peuvent prendre plusieurs heures, a-t-elle énuméré.

Cet essoufflement provoque des remises en question constantes.

Personnellement, c'est quelque chose qui a été plus difficile aussi avec la pandémie et l'entrée en médecine. Dans mon entourage, j'ai plusieurs amis qui ont pensé à lâcher la médecine. Il y en a plusieurs qui sont allés consulter et certains vivent des moments plus difficiles, a enchaîné l’étudiante.

Selon Sharon Hatcher, le combat pour améliorer les conditions de formation n’est pas que récent.

Il faut faire très attention de dire que ces moments de détresse là et de revendications, c'est une question de générations. Moi en fait, je suis médecin depuis plus de 30 ans et chaque génération a aidé à améliorer la culture médicale qui a besoin d'être améliorée, a-t-elle reconnu.

Tous souhaitent la mise en place de solutions et s'entendent sur le fait que les étudiants doivent se donner le droit de recourir à des ressources spécialisées en santé mentale durant leur parcours académique.

D’après un reportage de Laurie Gobeil

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