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COVID-19 : Québec recense 22 nouveaux décès et une baisse de 93 hospitalisations

Des travailleurs de la santé à Montréal.

La pression sur le système de santé québécois demeure forte.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Le nombre de personnes hospitalisées a diminué de 93 au Québec au cours des dernières 24 heures, selon le dernier bilan de la santé publique, qui fait également état de 22 décès supplémentaires ainsi que de 2055 nouveaux cas déclarés à la suite de tests PCR.

Actuellement, 1902 personnes sont hospitalisées dans la province pour traiter une infection à la COVID-19, soit 93 de moins que la veille. De ce total, 124 se trouvent aux soins intensifs, une baisse de cinq patients par rapport au bilan précédent.

Selon le dernier bilan, les hôpitaux ont enregistré 13 nouvelles admissions aux soins intensifs ces dernières 24 heures, tandis que 18 patients ont pu quitter l'hôpital.

Depuis une semaine, 230 personnes sont mortes de la COVID-19 au Québec, ce qui correspond à une moyenne d'environ 28 décès par jour.

Évolution de la COVID-19

Selon les résultats des opérations de dépistage par tests PCR, 2055 personnes de plus ont contracté la COVID-19, ce qui porte à 906  629 le nombre officiel de personnes infectées au Québec depuis février 2020.

Quelque 21  223 prélèvements ont été réalisés le 15 février au Québec.

Le taux de positivité s'établit quant à lui à 9,8 %. Les données indiquent une moyenne de 9,9 % pour la dernière semaine, ce qui représente donc une baisse lente mais continue.

Par ailleurs, les autorités comptabilisent 266 éclosions dans les RPA, où on a enregistré 1471 cas actifs. Quant aux CHSLD, ils comptent 148 éclosions (1092 cas actifs).

Le nombre de cas annoncé dans les bilans quotidiens doit être interprété avec prudence. L'introduction des tests rapides et l’accès limité aux tests PCR affectent ces données.

Une nouvelle plateforme d’autodéclaration des cas permettra au public de déclarer le résultat d’un test rapide. Toutefois, on ne sait pas encore très bien à quel point cela permettra d’avoir un bon aperçu de la situation générale.

Les données sur les éclosions doivent également être interprétées avec prudence. Depuis le 7 janvier 2022, la recension des éclosions touchant les milieux scolaires, de travail et de la petite enfance est facultative.

C’est pourquoi il est actuellement difficile de prédire de façon fiable l’évolution de la pandémie à partir de ces données. Pour l’instant, le nombre d’hospitalisations et de décès ainsi que le taux de positivité sont les meilleurs indicateurs de tendance.

Par contre, les données sur le nombre d’hospitalisations et de décès n'offrent pas un portrait de la situation épidémiologique en direct puisque de deux à trois semaines peuvent passer avant que les infections se traduisent par des hospitalisations et par des décès. 

Pour qu'un décès soit officiellement comptabilisé, la COVID-19 doit y avoir contribué. Les patients infectés qui meurent de façon violente (accident, suicide, homicide), par exemple, ne sont pas comptabilisés. Il faut être prudent lorsqu’on compare le nombre de décès entre les provinces puisque le Québec calcule mieux les décès, selon des experts. 

Depuis peu, le gouvernement fait la distinction entre les personnes hospitalisées « en raison de » ou « avec » la COVID-19, ce qui peut permettre, entre autres, d’avoir une meilleure idée de la morbidité et de la virulence du virus. Mais cela ne change rien au fait que le nombre élevé de personnes infectées dans les centres hospitaliers pèse lourdement sur leur fonctionnement.

Le taux de positivité correspond à la proportion de cas confirmés parmi les tests réalisés. Même lorsque le nombre total de tests effectués est faible ou limité, le taux de positivité permet de savoir si le degré de transmission communautaire est élevé. Un taux de plus de 5 % est le signe d’une épidémie non contrôlée. 

Enfin, le nombre de cas, d’hospitalisations et de décès par jour est sous-estimé pour les journées les plus récentes en raison de retards dans l’enregistrement des données. C’est pourquoi il peut y avoir des différences entre les chiffres divulgués chaque jour et les données révisées par l’INSPQ.

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