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Record de 21 000 Québécois en attente d’une chirurgie depuis plus d’un an

Le nombre de patients en attente d'une chirurgie augmente sans cesse. La liste s'allonge à vue d'œil et Québec ne s'avance plus pour dire quand elle commencera enfin à se résorber.

Un nombre record de 21 000 Québécois attendent une chirurgie depuis plus d’un an.

Une chirurgie pratiquée à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

Photo : Radio-Canada

Depuis le début de la pandémie, les hôpitaux du Québec reportent des milliers de chirurgies en raison des hospitalisations liées au virus et de la pénurie de personnel soignant.

Selon les données obtenues par Radio-Canada, le nombre de Québécois en attente d’une chirurgie depuis plus d’un an est passé de 18 500 avant la vague Omicron à environ 21 000 en quelques semaines. Quant au nombre de ceux qui attendent depuis plus de deux ans, il dépasse les 3500.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, espère pouvoir accorder la priorité à ces patients.

Il faut mettre le focus sur les opérations qui sont les plus en retard [...]. J'en parle la semaine prochaine avec les PDG [des établissements], a dit le ministre Dubé à l’occasion d’une activité de presse mercredi. J'ai un focus sur les opérations de plus de 12 mois.

En principe, un premier plan annoncé en juin 2021 prévoyait un rattrapage en moins de deux ans avec des taux d’activité des blocs opératoires à plus de 100 %.

Questionné mercredi, le ministre Dubé n’avance plus de plan précis ni d’échéance.

Je suis content qu'on soit retournés à 75 % avec les cliniques privées, a-t-il répondu.

Présentement, un total de près de 160 000 patients figurent sur les listes d’attente alors qu’ils étaient 115 000 avant la pandémie.

Où mettre l'aiguille?

De son côté, le président de l'Association d'orthopédie du Québec, le Dr Jean-François Joncas, n’hésite pas à rappeler combien la COVID a mis en évidence les faiblesses de notre système de santé public pour l’accès aux chirurgies non urgentes.

Il va falloir former du personnel, il va falloir que le gouvernement rénove des blocs opératoires moins efficaces et en construise de nouveaux, suggère-t-il. Ça va être un effort de longue haleine. Il va falloir, comme on dit, y aller une journée à la fois.

Le Dr Joncas entretient un espoir modéré quant à la possibilité d’un rattrapage significatif des chirurgies orthopédiques à court terme.

Dès que le réseau sera suffisamment doté en ressources humaines, il va falloir augmenter les heures de chirurgies non urgentes, par exemple, au lieu de finir à 16 h, aller jusqu’à 18 h, de même qu'envisager des quarts les soirs et les week-ends pour faire des chirurgies non urgentes. Ça commence à se faire en Ontario, précise-t-il.

Le ministre des Finances du Québec, Éric Girard, avait d’ailleurs réservé, lors de sa mise à jour économique de novembre, un montant de 804 millions de dollars pour réduire la liste d’attente en chirurgie sur une période de trois ans jusqu’en 2024.

Comme le souligne le ministre Dubé, ça serait très tentant de dire qu'on va retourner à 100 %, 110 %, mais en ce moment, on a du personnel qui est fatigué.

Le ministre a cependant hâte de savoir quand le décompte vers le rattrapage pourra enfin commencer et attend avec impatience le son de cloche de sa sous-ministre.

Alors moi, ce que j'ai demandé à la Dre Opatrny, c'est : elle est où, l'aiguille qu'on doit mettre là?

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