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Une troisième personne serait guérie du VIH/sida dans le monde

Des globules rouges en gros plan.

Elle serait guérie grâce à une nouvelle technique de greffe de cellules souches de sang de cordon ombilical.

Photo : iStock

Radio-Canada

Une Américaine de New York serait devenue la troisième personne à guérir du VIH/sida grâce à une nouvelle technique de greffe de cellules souches provenant de sang de cordon ombilical, rapportent des médias américains, qui assistent à la Conférence annuelle sur les rétrovirus et les infections opportunistes, qui se tient virtuellement à partir de Denver, au Colorado.

Dans les dernières années, deux hommes – baptisés patients de Berlin et de Londres – auraient été guéris après avoir subi une greffe de moelle osseuse à haut risque pour traiter un cancer.

Le sang de cordon est beaucoup plus facile à obtenir que les cellules souches adultes utilisées dans les greffes de moelle osseuse. De plus, le donneur ne doit pas être aussi étroitement compatible avec le receveur, une réalité qui permet d’espérer le traitement de dizaines de personnes atteintes à la fois du VIH et du cancer.

La femme, surnommée la patiente de New York, a reçu un diagnostic de séropositivité en 2013 et de leucémie en 2017. Elle est suivie au New York-Presbyterian Weill Cornell Medical Center.

Pour traiter son cancer, elle a reçu du sang de cordon provenant d'un donneur partiellement compatible, au lieu de la pratique habituelle qui consiste à trouver un donneur de moelle osseuse d'origine ethnique similaire à celle du patient. Cette donnée est particulièrement importante dans ce cas précis, puisque la femme est d’origine raciale mixte.

Repères

  • À l’heure actuelle, environ 37,7 millions de personnes vivent avec le VIH/sida sur la planète. Pas moins de 1,5 million de nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2020.
  • Selon les estimations nationales, 63 110 Canadiens vivaient avec le VIH à la fin de 2016.
  • Depuis 1985, pas moins de 84 409 cas ont été diagnostiqués au pays.

La patiente a aussi reçu des transfusions sanguines d'un parent pour permettre à son organisme de développer des défenses immunitaires temporaires pendant la durée de la greffe.

Selon les chercheurs, ce nouveau cas marque une avancée significative dans le développement d'un traitement pour le VIH en raison du sexe et de l'origine raciale mixte de la patiente.

Un autre patient, un Brésilien de 34 ans, aurait éliminé le virus grâce à un traitement combinant plusieurs médicaments antiviraux.

Deux femmes, l’une de San Francisco, aux États-Unis, et l’une d'Esperanza, en Argentine, se seraient débarrassées du VIH sans traitement antirétroviral ni greffe de moelle osseuse.

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