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Trois-Rivières championne de la hausse des loyers étudiants

La structure des cubes à l'Université du Québec à Trois-Rivières en hiver avec des étudiants, dont une qu'on voit avec un masque.

Actuellement, près d’un étudiant sur deux consacre plus de 30 % de son budget annuel au loyer.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Radio-Canada

Trois-Rivières est la ville québécoise où le loyer étudiant a le plus augmenté ces quatre dernières années.

Un sondage mené auprès d’étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) révèle que le loyer médian est passé de 370 $ à 462 $ par mois.

Cela représente une augmentation de 25 %, soit une hausse plus de deux fois supérieure à celle observée chez l’ensemble des locataires québécois qui est de 11,5 %.

L’organisme derrière ces données, l’Unité de travail pour l'implantation de logement étudiant (UTILE), déplore la pression financière que ces prix exercent sur les jeunes.

Ce qu’on est en train de constater qui est préoccupant, c’est que Trois-Rivières qui jusqu’à tout récemment était probablement la ville universitaire où le coût de la vie était le plus raisonnable est en train de rattraper ses comparses et concrètement ce que ça veut dire, c’est une augmentation de la précarité étudiante, explique Laurent Levesque, directeur général de l’UTILE.

Actuellement, près d’un étudiant sur deux consacre plus de 30 % de son budget annuel au loyer.

Un budget qui demeure modeste : 69 % des étudiants locataires touchent 20 000 $ ou moins par année, incluant les prêts et bourses et l'aide parentale.

Que constatent les principaux intéressés ?

L’organisme estime que près de 6 600 étudiants de l’UQTR louent un logement à Trois-Rivières.

Plusieurs d’entre eux témoignent de leur impuissance face à un marché en pleine ébullition. Certains ont même baissé les bras et abandonné leur recherche de logement.

« J’ai cherché pour avoir un appartement ici pour la session d’avant et cette session, et les prix, ce n’est pas abordable. Moi je voyage de Joliette, Sainte-Béatrice. »

— Une citation de  Frédéric Proteau, étudiant à l'Université du Québec à Trois-Rivières

Laurie Douillard, elle, a dû se contenter d’une chambre en appartement. Elle tente de trouver un logement qui lui conviendrait mieux, mais la recherche est laborieuse.

On regarde en ce moment parce qu’on veut changer d’appartement, être plus proche de l’Université, mais c’est quand même difficile de trouver quelque chose qui répond à nos critères, avoue-t-elle.

Moi je suis en logement, mais ça fait cinq ans qu’on est là donc ils ne peuvent pas nous augmenter, affirme pour sa part Maude Dufour. Selon elle, si les étudiants n’arrivent pas à se trouver un appartement où rester longtemps, les prix deviennent rapidement inaccessibles.

Une rareté qui fait bondir les prix

La pénurie de logements est à la source de cette hausse fulgurante des loyers, selon Frédéric Laurin, professeur en économie à l’UQTR.

Depuis la pandémie, Trois-Rivières a accueilli de nombreux ménages en quête d’une meilleure qualité de vie et il manque maintenant de place.

Ni les promoteurs immobiliers, ni les villes avaient prévu cette croissance de la population donc le schéma d’urbanisme n’était pas fait pour ça. Les promoteurs immobiliers n’avaient pas construit autant que ça donc on se retrouve en pénurie et vous le savez, quand il y a des pénuries, il y a des hausses de prix, explique le professeur.

La solution, selon UTILE, serait de construire davantage de logements en mettant l’accent sur des unités pour étudiants.

Avec les informations de Jacob Côté

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